Fiche : La circoncision masculine en islam

Mythes et préjugés sur l’islam · Fiche

La circoncision masculine en islam

Les textes authentiques, le statut dans les quatre écoles, le converti, l’enfant et l’âge — puis le fait que l’accusation efface : une pratique mondiale, majoritaire en Amérique, souvent sans aucune religion, dont la médecine a mesuré les bénéfices et les risques. L’excision est traitée à part, au dossier n° 37

I. Le mythe — « l’islam impose de mutiler les enfants »

L’accusation mérite d’être posée sans caricature, car elle est sérieuse. La voici dans sa forme la plus forte : « La circoncision consiste à retirer chirurgicalement une partie saine du corps d’un enfant qui ne peut pas consentir. Elle est pratiquée pour une raison religieuse, et l’enfant n’a pas choisi cette religion. Si un adulte veut être circoncis, qu’il le fasse librement ; pourquoi décider à sa place quand il est bébé ? L’argument sanitaire n’est qu’une justification après coup d’une pratique ancienne. N’est-ce pas, au fond, une mutilation — la même, en moins grave, que l’excision ? » Dans le débat français, cette accusation sert souvent à ranger la circoncision musulmane dans le sac des « pratiques barbares importées », et à l’assimiler aux mutilations génitales féminines.

Ce dossier répondra sur quatre plans. Les textes, d’abord : ce que la Révélation dit, et ne dit pas. Le droit, ensuite : le statut exact de la circoncision dans les quatre écoles — avec ses divergences, qu’on ne cachera pas —, le cas du converti, l’enfant et l’âge, et les verrous que le fiqh pose contre le préjudice. Puis le fait que l’accusation efface, et sur lequel ce dossier insiste : la circoncision masculine n’est pas une singularité musulmane. Elle est pratiquée par plus d’un homme sur trois dans le monde, par la majorité des Américains sans aucun motif religieux, par les Coréens et les Philippins, par les juifs depuis Abraham — et la médecine, loin de la condamner, en a mesuré les bénéfices, chiffres et essais cliniques à l’appui. Enfin, l’éthique : la question du consentement est réelle, et nous ne la fuirons pas. Deux erreurs seront évitées : l’esquive — « cela ne fait pas mal, il n’y a aucun risque, tous les médecins sont pour » —, et l’amalgame — « c’est irréversible, donc c’est une mutilation », qui met la conclusion dans le mot.

Ce dossier traite de la circoncision masculine. L’excision, dite « circoncision féminine », est une tout autre question — anatomique, médicale, juridique et textuelle —, et elle a son propre dossier : le n° 37, auquel on renverra. Les mêler est précisément le procédé de l’amalgame que ce dossier démonte.

II. La méthode — cinq questions, pas une

Il n’existe pas une question appelée « la circoncision », mais au moins cinq, que l’accusation mélange : sa source religieuse — qu’est-ce qui la prescrit ? ; son statut juridique — obligation ou sunna ? ; son âge — quand ? ; ses conditions — par qui, comment ? ; et sa justification éthique — au nom de quoi décide-t-on pour un enfant ? Trois précisions de méthode avant de commencer. Dire « les musulmans pratiquent la circoncision » est un constat ; dire « l’islam l’ordonne » est une affirmation de droit, qui exige d’examiner les textes et la manière dont les juristes les ont lus — et c’est exactement ce qui explique leurs divergences. Ensuite, le Coran ne contient pas de verset disant « circoncisez vos fils » : la circoncision est établie par la Sunna et par son rattachement à Abraham, et il ne faut pas faire dire au Livre ce qu’il ne dit pas. Enfin, « l’enfant ne consent pas » est une objection éthique réelle, mais elle ne dit rien, par elle-même, de ce que le fiqh permet : toutes les sociétés admettent que des parents décident d’actes corporels pour leur enfant — soins, vaccins, chirurgie —, et la question est celle des limites de ce pouvoir, non de son existence.

III. Les textes — l’héritage d’Abraham

Le Coran ordonne au Prophète de suivre la voie d’Abraham :

ثُمَّ أَوْحَيْنَا إِلَيْكَ أَنِ اتَّبِعْ مِلَّةَ إِبْرَاهِيمَ حَنِيفًا وَمَا كَانَ مِنَ الْمُشْرِكِينَ

Puis Nous t’avons révélé de suivre la religion d’Abraham, monothéiste pur et sincère qui ne fut point du nombre des païens.

— Sourate 16, An-Nahl, verset 123

Ce verset ne dit pas « circoncis-toi » ; il rattache le Prophète à Abraham, et c’est la Sunna qui dit ce que cette voie comporte. Le hadith de la fitra place la circoncision en tête des pratiques de la nature primordiale :

الْفِطْرَةُ خَمْسٌ: الْخِتَانُ، وَالِاسْتِحْدَادُ، وَقَصُّ الشَّارِبِ، وَتَقْلِيمُ الْأَظْفَارِ، وَنَتْفُ الْآبَاطِ

« La fitra comporte cinq pratiques : la circoncision, le rasage du pubis, la taille de la moustache, la coupe des ongles et l’épilation des aisselles. »

Rapporté par Al-Bukhârî (n° 5891 et 6297) et Muslim (n° 257), d’après Abû Hurayra

اخْتَتَنَ إِبْرَاهِيمُ عَلَيْهِ السَّلَامُ وَهُوَ ابْنُ ثَمَانِينَ سَنَةً بِالْقَدُّومِ

« Abraham s’est circoncis alors qu’il avait quatre-vingts ans, avec la qadûm. »

Rapporté par Al-Bukhârî (n° 3356 et 6298) et Muslim (n° 2370), d’après Abû Hurayra

Le mot final — al-qadûm — désigne l’herminette ou, selon d’autres commentateurs, un lieu-dit : la divergence est signalée, elle ne change rien au fait. Deux choses sont ainsi établies au sommet de l’authenticité : la circoncision relève de la fitra — non d’une coutume arabe —, et le Prophète la rattache lui-même à Abraham, qui la pratiqua à un âge avancé. La parenté avec le judaïsme est réelle et assumée : la Genèse en fait le signe de l’alliance d’Abraham, au huitième jour (17, 10-12) ; l’islam la rattache à Abraham et à la fitra. Héritage commun, fondements juridiques distincts. Deux précisions d’honnêteté, enfin. Le mot fitra ne signifie pas « coutume » : il désigne, dans ces hadiths, un ensemble de pratiques de propreté et de disposition originelle, et c’est pourquoi les juristes ne traitent pas la circoncision comme un usage culturel ; mais le hadith ne dit pas que les cinq pratiques ont le même statut juridique — c’est le fiqh qui le détermine. Et le rapprochement, fait par Ibn al-Qayyim dans Tuhfat al-mawdûd, avec la « teinte d’Allah » (2, 138) et la fitra du verset 30, 30 est une lecture exégétique, non une prescription : ces versets éclairent la notion, le texte explicite vient de la Sunna. On n’a pas besoin de faire dire au Coran ce qu’il ne dit pas.

IV. Le droit — un statut religieux certain, un degré discuté

Sur le statut, le tableau exact des écoles est le suivant, tel que le donnent leurs ouvrages de référence :

École Statut retenu pour l’homme
Chaféite — An-Nawawî, Al-Majmû‘ Obligatoire (wâjib)
Hanbalite — Ibn Qudâma, Al-Mughnî Obligatoire (wâjib)
Malikite — Ibn Abî Zayd, Ar-Risâla Sunna confirmée
Hanafite — Ibn ‘Âbidîn, Radd al-muhtâr Sunna confirmée

Il faut présenter cette divergence pour ce qu’elle est : une divergence réelle sur le degré, non une opposition entre « obligatoire » et « facultatif ». Il existe un consensus sunnite sur le caractère religieux et légitime de la circoncision masculine — toutes les écoles l’ont reçue et transmise comme un marqueur de l’islam —, et une divergence sur son degré d’exigibilité. Pourquoi ? Parce que le hadith de la fitra établit la pratique, mais que la question « ce texte rend-il la circoncision obligatoire au sens technique ? » exige un raisonnement supplémentaire : la nature de l’ordre, l’existence d’un impératif explicite, la pratique des premières générations, le risque de préjudice. Mâlik et Abû Hanîfa y ont vu une sunna fortement appuyée, dont l’abandon sans raison est blâmable ; Ash-Shâfi‘î et Ahmad une obligation, et Mâlik lui-même, selon un rapport, tenait pour douteux l’imamat de l’incirconcis qui la refuse sans excuse. Et la discussion ne s’est pas arrêtée aux quatre écoles : Ash-Shawkânî, dans Nayl al-awtâr, pesant les chaînes, jugea qu’aucun hadith d’obligation n’atteint par lui-même l’authenticité requise et donna préférence à la recommandation — nous le signalons selon la règle de ce site, car la solidité d’une position se mesure à ce qu’elle dit de ses propres preuves. Une sunna n’est pas rien, et une obligation n’est pas une condition de l’islam : même dans les écoles qui la tiennent pour obligatoire, l’homme qui ne l’a pas accomplie reste musulman, sa prière et son mariage restent valides, et l’excuse médicale le dispense. Ce sont des catégories élémentaires du fiqh, et l’accusation les ignore toutes.

V. Le converti — la circoncision n’est pas la porte de l’islam

C’est le point pastoral le plus important, et ce site le répète aux convertis depuis quinze ans. Un homme devient musulman en prononçant la profession de foi : la circoncision n’est pas une condition de validité de la conversion, ni de la prière, ni du mariage. L’idée qu’« il faut d’abord se faire opérer » est fausse dans toutes les écoles. Mais il faut citer, par honnêteté, le texte qui existe :

أَلْقِ عَنْكَ شَعْرَ الْكُفْرِ وَاخْتَتِنْ

« Défais-toi de la chevelure de la mécréance, et circoncis-toi. »

Rapporté par Abû Dâwûd (n° 356) — jugé bon (hasan) par Al-Albânî, mais sa chaîne est discutée par d’autres spécialistes

Un homme vint annoncer qu’il avait embrassé l’islam, et le Prophète lui dit cette phrase. Le hadith existe, Al-Albânî l’a jugé bon, et d’autres vérificateurs ont relevé une faiblesse dans sa chaîne : on le cite donc comme tel, sans en faire un texte au-dessus de toute discussion — c’est la méthode sunnite elle-même. Et il ne transforme pas la circoncision en condition de conversion : même les juristes qui la tiennent pour obligatoire distinguent la condition pour entrer dans l’islam — la shahâda — de l’obligation qui incombe au musulman après son entrée ; on ne demande pas au nouveau musulman d’avoir accompli tous ses devoirs avant d’être musulman, sinon nul pécheur ne pourrait se repentir. Les tempéraments sont posés par les savants eux-mêmes : pas d’obligation en cas de risque médical ou d’âge avancé — Ibn Hajar le rapporte dans le Fath, la règle du préjudice prime —, et le hadith d’Abraham, circoncis à quatre-vingts ans, ne signifie pas qu’un homme âgé doive subir une opération dangereuse. Le Comité permanent de l’iftâ’ conseille même de ne pas aborder la question avec le candidat à la conversion dès le premier jour, pour que la perspective n’en détourne personne. La bonne pédagogie tient les deux vérités ensemble : tu es musulman dès que tu entres sincèrement dans l’islam ; la circoncision est une question distincte, que tu examineras à son heure, avec un médecin et un savant de confiance.

VI. L’enfant et l’âge — ce que la tutelle permet, et ce qu’elle interdit

Sur l’âge, les textes laissent une latitude. Le hadith qui situe la circoncision au septième jour — rapporté par Al-Bayhaqî au sujet d’Al-Hasan et d’Al-Husayn — est faible, et nous le signalons comme tel : l’islam n’ordonne pas un jour. Les juristes ont recommandé la précocité pour une raison pratique, qu’An-Nawawî donne : l’acte est plus léger et la cicatrisation plus aisée chez le petit enfant ; et ils ont tenu la puberté pour borne, afin que l’enfant aborde ses obligations rituelles circoncis. Sur l’enfant, il faut dire ce qui est vrai : un nourrisson ne consent pas, et il ne faut pas inventer un consentement implicite — ce sont les parents qui décident. Mais le fiqh ne leur donne pas un pouvoir illimité. La tutelle (wilâya) est une responsabilité, non une propriété : le parent n’est pas propriétaire du corps de son enfant, il en répond. D’où la place centrale du principe « ni préjudice causé, ni préjudice rendu » (Ibn Mâjah, hasan), devenu règle majeure du droit : si l’enfant présente un trouble de la coagulation, une anomalie, un risque anesthésique ou une infection, on ne peut pas dire « la religion ordonne, donc on opère » — la règle est l’inverse : quand l’intervention devient préjudiciable, le préjudice doit être évité. Et quant aux modalités, elles relèvent de l’évidence que le droit musulman exige plutôt qu’il ne tolère : un praticien compétent, un milieu médical, l’hygiène, une prise en charge de la douleur adaptée à l’âge, des soins après l’acte. Une circoncision artisanale n’est pas plus vertueuse parce qu’on y récite une formule : la piété ne dispense pas de compétence.

VII. Ce que l’accusation efface — une pratique mondiale, souvent sans religion

Voici le fait qui change tout, et que le débat français ignore avec constance : la circoncision masculine n’est pas une pratique musulmane. Elle est une pratique humaine, répandue sur tous les continents, et souvent sans aucun motif religieux. L’estimation la plus récente à l’échelle mondiale (Morris et al., 2016) situe entre 37 et 39 % la proportion des hommes circoncis — plus d’un sur trois —, et l’OMS en comptait déjà environ 30 % en 2007. Les musulmans n’en sont qu’une part.

Les États-Unis : le pays où la circoncision néonatale est la plus massive hors contexte religieux : environ huit hommes sur dix y sont circoncis (enquête nationale NHANES, 2005-2010), et les Centers for Disease Control relevaient encore 58 % des nouveau-nés circoncis à l’hôpital en 2010, après des décennies où le taux dépassait 80 %. La raison n’est ni juive ni musulmane : elle est médicale et hygiénique, héritée de la médecine anglo-saxonne de la fin du XIXe siècle et des recommandations pédiatriques du XXe. L’immense majorité des Américains circoncis sont chrétiens ou sans religion.

La Corée du Sud : pays bouddhiste et chrétien, sans tradition abrahamique, où la circoncision s’est généralisée après 1945 sous influence américaine : les enquêtes des années 2000 donnaient plus de trois jeunes hommes sur quatre circoncis — l’un des taux les plus élevés du monde, sans la moindre religion derrière.

Les Philippines : pays catholique à plus de quatre-vingts pour cent, où près de neuf hommes sur dix sont circoncis : le tuli y est un rite de passage de l’adolescence, culturel et non confessionnel.

Le Canada, l’Australie, le Royaume-Uni : environ un tiers des hommes au Canada, plus de la moitié des générations nées au milieu du XXe siècle en Australie, un homme sur cinq au Royaume-Uni — où la famille royale pratiquait la circoncision de ses fils et où elle fut, à l’époque victorienne, une marque des classes aisées.

Les juifs : depuis Abraham, au huitième jour (Genèse 17), par la brit milah : la pratique la plus ancienne et la plus continue de l’histoire, que nul, en France, n’a jamais songé à qualifier de mutilation.

Posons alors la question que l’accusation évite : si la circoncision est une mutilation, les États-Unis mutilent depuis un siècle la majorité de leurs garçons, sans religion ; la Corée les siens, sans religion ; et le peuple juif les siens, depuis trente-huit siècles. Nul ne le dit — et à raison. L’accusation ne vise donc pas l’acte, qu’elle tolère chez tous les autres ; elle vise l’islam, et elle emprunte à l’acte un mot qu’elle refuse à ses autres pratiquants. C’est le signe d’un procès d’intention, non d’une analyse.

VIII. Les bienfaits — ce que la médecine a réellement mesuré

La Révélation n’a pas besoin de la médecine pour être suivie, et ce dossier ne fera pas de la religion une publicité médicale. Mais puisque l’accusation prétend que l’argument sanitaire est une justification après coup, il faut donner les données, qui sont nombreuses, et les donner avec leurs limites.

Les infections urinaires du nourrisson : une méta-analyse portant sur douze études et plus de 400 000 enfants (Singh-Grewal et al., 2005) trouve chez les garçons circoncis un risque d’infection urinaire réduit de près de 90 % (rapport de cotes 0,13). C’est le bénéfice le mieux établi pour le petit enfant, et il est important, car ces infections peuvent atteindre le rein.

Le VIH : trois essais randomisés menés en Afrique du Sud, au Kenya et en Ouganda (2005-2007), interrompus avant terme tant le résultat était net, ont montré une réduction de 50 à 60 % du risque d’acquisition du VIH par voie hétérosexuelle chez les hommes circoncis. Sur cette base, l’OMS et l’ONUSIDA ont recommandé en 2007 la circoncision médicale comme mesure de prévention, et des millions d’hommes ont été circoncis en Afrique orientale et australe dans le cadre de programmes de santé publique. Précision d’honnêteté : la recommandation vise les contextes de forte prévalence et de transmission hétérosexuelle, elle ne vaut pas pour tous les garçons du monde, et la protection est partielle — elle ne remplace ni le préservatif ni le dépistage.

Les papillomavirus et l’herpès : l’essai ougandais de Rakai, publié dans le New England Journal of Medicine (Tobian et al., 2009), montre chez les hommes circoncis une réduction d’environ 35 % des infections à papillomavirus et de 25 % de l’herpès génital.

Les partenaires : une étude internationale publiée dans la même revue (Castellsagué et al., 2002) associe la circoncision du partenaire à un risque réduit de cancer du col de l’utérus chez la femme, par la moindre transmission des papillomavirus.

Le prépuce lui-même : la circoncision fait disparaître le phimosis, les balanites récidivantes et les paraphimosis, et le cancer du pénis — rare — est plus rare encore chez les hommes circoncis.

Les institutions ont pesé ces données. L’Académie américaine de pédiatrie a conclu en 2012 que les bénéfices sanitaires de la circoncision néonatale l’emportent sur ses risques, sans aller jusqu’à la recommander systématiquement, et les CDC ont publié en 2018 des recommandations invitant les médecins à en informer les parents. Il faut dire aussi que ce jugement n’est pas unanime : des pédiatres européens ont reproché à l’Académie américaine un biais culturel (Frisch et al., 2013), et l’association médicale néerlandaise s’est prononcée en 2010 contre la circoncision non thérapeutique des mineurs. Le débat existe, et nous ne le cachons pas. Mais il porte sur l’opportunité de recommander, non sur la réalité des bénéfices, que nul organisme médical ne conteste ; et aucun — ni l’OMS, ni l’Académie américaine, ni les sociétés européennes — ne qualifie la circoncision masculine de mutilation. Le mot est celui des militants, non celui de la médecine.

IX. Les risques — « faible » ne veut pas dire « nul »

Il faut concéder le fait qui dérange : la circoncision est une intervention chirurgicale, et elle a des complications possibles — saignement, infection, défaut de cicatrisation, rétrécissement du méat, adhérences, et, en cas de mauvaise technique, des lésions graves. Une revue systématique de 52 études dans 21 pays (Weiss et al., BMC Urology, 2010) trouve chez les nouveau-nés et nourrissons une fréquence médiane de complications d’environ 1,5 %, les complications graves étant rares mais non nulles, et plus fréquentes chez les enfants plus âgés ; une méta-analyse de 2021 portant sur plus de quatre millions de participants estime le risque global autour de 4 %, avec de fortes différences selon l’âge, l’indication et l’opérateur. Ces chiffres disent une chose : les complications sont surtout le fait des interventions faites dans de mauvaises conditions, par des mains inexpérimentées, sans asepsie. La douleur, enfin, est réelle quand on n’y pourvoit pas, et il est irresponsable de dire que « les bébés ne sentent rien » : l’enfant est un patient, non le support d’une prescription, et l’analgésie n’est pas contraire à l’islam — elle est exigée par son principe du préjudice. Une famille musulmane doit poser exactement les questions que poserait toute famille : qui opère, où, avec quelle anesthésie, quelles contre-indications, quel suivi.

X. La comparaison avec l’excision — pourquoi l’amalgame ne tient pas

C’est ici que l’accusation veut en venir, et il faut être précis. Anatomiquement, la circoncision masculine retire le prépuce, un repli de peau ; les mutilations génitales féminines, que l’OMS classe en quatre types, vont de l’ablation du clitoris et des petites lèvres à la fermeture de l’orifice vaginal — l’ablation d’organes du plaisir et de la fonction, non d’un repli. Médicalement, l’OMS établit que les mutilations féminines n’ont aucun bénéfice sanitaire et entraînent des complications graves, immédiates et à vie ; la circoncision masculine a une littérature qui en mesure les bénéfices et les risques, on vient de le voir. Juridiquement, l’excision est un crime dans toute l’Europe ; la circoncision masculine y est pratiquée dans les hôpitaux. Textuellement, enfin — et c’est le dossier n° 37 qui le démontre —, aucun texte authentique ne prescrit l’excision, et les textes sûrs condamnent l’atteinte ; tandis que la circoncision masculine repose sur des hadiths au sommet de l’authenticité. Deux précisions d’honnêteté, cependant. La première : que la circoncision masculine ne soit pas une mutilation n’interdit pas de poser à son sujet une question éthique — l’enfant subit un acte irréversible, et la question du consentement est légitime ; la différence est que l’objet de la discussion n’est pas le même. La seconde : il serait faux d’écrire que le fiqh classique n’a jamais connu de « circoncision féminine » — des juristes chaféites et hanbalites en ont discuté, dans des termes et des degrés variables, les malikites et hanafites autrement ; mais c’est précisément ce que le dossier n° 37 examine, textes et chaînes en main, et ce dossier-ci ne traite que de l’homme. Mélanger les deux ne sert ni la raison ni les victimes réelles.

XI. Le droit contemporain — le débat existe, et il faut le connaître

Un musulman n’a pas besoin de prétendre que personne ne s’interroge : des gens sérieux s’interrogent, et la réponse consiste à discuter leurs arguments. En Allemagne, le tribunal régional de Cologne a jugé, le 7 mai 2012, que la circoncision religieuse d’un garçon de quatre ans relevait de l’atteinte corporelle, tout en relaxant le médecin — décision qui souleva une controverse nationale, les communautés juive et musulmane y voyant une atteinte à leur existence même ; le Parlement y répondit dès décembre 2012 par l’article 1631d du Code civil, qui autorise les parents à consentir à la circoncision d’un enfant, à condition qu’elle soit pratiquée selon les règles de l’art médical et que le bien de l’enfant ne soit pas mis en danger — l’exacte position du fiqh. En Islande, un projet d’interdiction déposé en 2018 fut retiré ; au Danemark, une pétition citoyenne la même année fut rejetée par le Parlement. Ces débats mettent en balance l’intégrité corporelle, l’autorité parentale, la liberté religieuse et le bien de l’enfant — et, chaque fois, les législateurs ont tranché pour un encadrement médical, non pour une interdiction. En France, il n’existe pas de texte spécifique : la circoncision masculine est pratiquée couramment, y compris dans les hôpitaux publics, dans le cadre des règles générales sur les actes médicaux et l’autorité parentale, et nul tribunal n’a jamais tenu pour une mutilation une circoncision pratiquée médicalement. Il faut éviter, par prudence, le slogan « c’est légal partout » — les régimes diffèrent —, et retenir la conclusion pratique : pas de circoncision artisanale ou clandestine ; un praticien, un cadre médical, et le respect de la loi du pays, que le musulman tient pour un pacte (dossier n° 28).

XII. La part de vérité

Concédons ce que l’accusation contient de vrai. Oui, la circoncision est irréversible, et le mot ne doit pas être esquivé. Oui, le nourrisson ne consent pas : les parents décident, et c’est une vraie question éthique. Oui, l’acte a des complications possibles, et des musulmans le pratiquent parfois dans de mauvaises conditions — par des amateurs, sans analgésie, hors de tout cadre : la réponse islamique n’est pas « puisque c’est religieux, tout est permis », mais « puisque c’est religieux, nous avons d’autant plus le devoir de respecter le corps de l’enfant ». Oui, les bénéfices médicaux dépendent du contexte, et l’OMS ne recommande pas la circoncision de tous les garçons du monde. Oui, le Coran ne la prescrit pas explicitement, et les écoles divergent sur son degré. Et oui, le fiqh classique a connu une « circoncision féminine » dont il faut parler ailleurs, et sans fard. Mais aucune de ces concessions n’établit l’accusation : une pratique que la majorité des Américains, les Coréens, les Philippins et les juifs pratiquent sans que nul ne parle de mutilation, dont la médecine mesure les bénéfices, que les législateurs européens ont choisi d’encadrer plutôt que d’interdire, et que le droit musulman subordonne à l’absence de préjudice, n’est pas une mutilation imposée par l’islam. C’est un héritage d’Abraham, pratiqué par le monde, et encadré par la Loi.

XIII. Le retournement — et la question-test

L’accusation dit : l’enfant ne consent pas, donc c’est une mutilation. Posons-lui la question qu’elle n’a pas résolue : si une intervention irréversible sur un enfant est illégitime du seul fait qu’il n’a pas consenti, quel principe distingue la circoncision de toutes les autres décisions corporelles que les parents prennent — vaccins, chirurgies, soins — et par quel critère juge-t-on ? Si la réponse est « toute intervention irréversible doit attendre l’âge adulte », elle interdit bien plus que la circoncision ; si elle est « seules les interventions sans nécessité médicale doivent attendre », alors il faut discuter des bénéfices — et c’est là que le débat réel commence, avec les chiffres de ce dossier. Et la question-test, à poser à quiconque parle de mutilation : citez l’organisation médicale — l’OMS, une académie de pédiatrie, une société savante — qui qualifie la circoncision masculine de mutilation ; et expliquez pourquoi ce mot, que vous refusez aux Américains, aux Coréens et aux juifs, vous le réservez aux musulmans. Il n’y a pas de réponse à la première, et la seconde n’en a qu’une, qui n’est pas à l’honneur de l’accusation. Et au musulman : la circoncision de ton fils est un héritage d’Abraham, pas une formalité ; fais-la comme la Loi l’exige — par des mains compétentes, sans douleur inutile, sans risque —, car c’est ainsi, et seulement ainsi, qu’elle est un acte de piété.

XIV. Objections et questions fréquentes

Q. La circoncision est une mutilation, point.

Le mot contient la conclusion. Descriptivement, l’acte retire un repli de peau et il est irréversible ; juridiquement et médicalement, une mutilation est une atteinte injustifiable et gravement dommageable — ce qu’il faut démontrer. Aucun organisme médical ne le dit, et les mêmes qui l’affirment ne le disent ni des Américains, ni des juifs.

Q. L’enfant ne consent pas.

Vrai, et nous le disons. Mais les parents décident de tout acte corporel pour leur enfant — vaccins, chirurgies, soins —, et la question est celle des limites, non du principe. Le fiqh les pose : la tutelle est une responsabilité, et le préjudice interdit l’acte quand il nuit.

Q. Pourquoi ne pas attendre dix-huit ans ?

C’est une position possible, pas la seule rationnelle : les écoles tiennent la circoncision pour prescrite, et l’intervention est plus légère chez le petit enfant que chez l’adulte, où les complications sont plus fréquentes. Attendre n’est pas médicalement neutre.

Q. Ce n’est que de l’hygiène du VIIe siècle.

Alors pourquoi la majorité des Américains la pratiquent-ils au XXe et au XXIe siècle, sans religion, sur avis médical ? Et pourquoi l’OMS l’a-t-elle recommandée en 2007 contre le VIH ? L’hygiène du VIIe siècle a, ici, l’appui des essais randomisés.

Q. Les bénéfices sont-ils vraiment établis ?

Oui : réduction de près de 90 % des infections urinaires du nourrisson (méta-analyse de plus de 400 000 enfants), de 50 à 60 % de l’acquisition hétérosexuelle du VIH (trois essais randomisés), de 35 % des papillomavirus et de 25 % de l’herpès, et un risque réduit de cancer du col chez les partenaires. Avec leurs contextes, que nous donnons.

Q. L’OMS recommande-t-elle la circoncision pour tous ?

Non, et il faut le dire : elle la recommande dans les contextes de forte prévalence du VIH, comme protection partielle. L’islam n’a d’ailleurs pas besoin de l’OMS pour fonder une pratique ; la médecine dit seulement qu’elle a des bénéfices réels et des risques faibles quand elle est bien faite.

Q. Et les complications ?

Environ 1,5 % chez les nouveau-nés dans une revue de 52 études, autour de 4 % toutes populations confondues dans une méta-analyse de 2021 — surtout le fait d’interventions mal conduites. D’où l’exigence, qui est celle du fiqh : un praticien, un cadre médical, l’analgésie.

Q. Faut-il être circoncis pour devenir musulman ?

Non. La profession de foi suffit, dans toutes les écoles. Le hadith d’Abû Dâwûd existe — jugé bon par Al-Albânî, chaîne discutée —, et il concerne ce que fait le musulman après son entrée, non la condition de son entrée. Le risque médical et l’âge dispensent.

Q. Si quatre écoles divergent, c’est que ce n’est pas sérieux.

Elles divergent sur le degré — obligation chez les chaféites et hanbalites, sunna chez les malikites et hanafites —, non sur la légitimité, qui fait consensus. Une tradition qui conserve ses divergences est une tradition qui raisonne ; nous les donnons toutes.

Q. L’islam a copié le judaïsme.

L’islam se réclame explicitement d’Abraham, que le judaïsme revendique aussi : c’est un héritage commun, non une copie, et chacun lui donne son fondement — l’alliance de la Genèse d’un côté, la fitra et la Sunna de l’autre. Ni l’un ni l’autre n’a jamais été accusé de mutilation en France — jusqu’à ce que l’islam soit en cause.

Q. Si vous défendez la circoncision, vous devez défendre l’excision.

Faux dilemme : un repli de peau contre des organes ; des bénéfices mesurés contre aucun ; des hadiths authentiques contre aucun texte sûr ; une pratique hospitalière contre un crime. Le dossier n° 37 traite l’excision en entier, sans fard, textes et chaînes en main — et ce dossier-ci ne parle que de l’homme.

Q. Et en France, est-ce légal ?

Il n’y a pas de texte spécifique ; la circoncision est pratiquée couramment, y compris à l’hôpital public, dans le cadre des règles générales, et nul tribunal n’a tenu pour une mutilation une circoncision médicale. La prudence commande le cadre médical et le respect de la loi du pays, que le musulman tient pour un pacte.

Synthèse

La circoncision masculine est en islam un héritage d’Abraham, fondé sur des textes au sommet de l’authenticité — la voie d’Abraham ordonnée au Prophète (16, 123), la fitra en cinq pratiques, Abraham circoncis à quatre-vingts ans (Al-Bukhârî, Muslim) —, et non sur un verset explicite, qu’on ne lui prêtera pas. Son statut est religieux par consensus et discuté dans son degré : obligation chez les chaféites et les hanbalites, sunna confirmée chez les malikites et les hanafites, avec la réserve d’Ash-Shawkânî signalée. Elle n’est pas la porte de l’islam : la profession de foi suffit, le hadith au converti existe et se cite avec son degré, et le risque dispense. Elle est permise pour l’enfant sous la tutelle des parents, qui n’est pas une propriété mais une responsabilité, et subordonnée au principe du préjudice : praticien, cadre médical, analgésie — la Loi exige ce que l’accusation réclame. Et elle n’est pas une singularité musulmane : plus d’un homme sur trois dans le monde, huit Américains sur dix sans religion, les Coréens, les Philippins, les juifs depuis la Genèse — et la médecine en a mesuré les bénéfices, infections urinaires, VIH, papillomavirus, partenaires, avec leurs contextes, et les risques, faibles quand elle est bien faite. Les législateurs européens, de Cologne à Copenhague, ont tranché pour l’encadrement, non pour l’interdiction. L’excision est une autre question — anatomie, médecine, droit, textes —, traitée au dossier n° 37, et l’amalgame est le procédé même de l’accusation. Reste la question-test : quel organisme médical parle de mutilation, et pourquoi ce mot, refusé aux Américains et aux juifs, est-il réservé aux musulmans ? Un signe d’alliance, porté depuis Abraham par une part de l’humanité, encadré par la Loi : voilà ce qu’est la circoncision en islam.

◆ À retenir — mémo

– Deux erreurs à éviter : l’esquive (« aucun risque, tous les médecins sont pour ») et l’amalgame (« irréversible, donc mutilation »). Cinq questions distinctes : source, statut, âge, conditions, éthique. L’excision : dossier n° 37.

– Les textes : la voie d’Abraham (16, 123) ; la fitra en cinq pratiques (Al-Bukhârî n° 5891 et 6297, Muslim n° 257) ; Abraham circoncis à quatre-vingts ans (Al-Bukhârî n° 3356, Muslim n° 2370) ; pas de verset explicite ; 2, 138 et 30, 30 éclairent, ne prescrivent pas.

– Le droit : obligation (An-Nawawî, Ibn Qudâma), sunna confirmée (Ar-Risâla, Ibn ‘Âbidîn) ; consensus sur la légitimité, divergence sur le degré ; Ash-Shawkânî signalé ; jamais une condition de l’islam, de la prière ni du mariage.

– Le converti : la shahâda suffit ; Abû Dâwûd n° 356, hasan chez Al-Albânî, chaîne discutée ; dispenses pour risque et âge (Ibn Hajar) ; ne pas en parler le premier jour (Comité de l’iftâ’).

– L’enfant et l’âge : le septième jour est un hadith faible ; précocité recommandée, puberté pour borne ; la tutelle est une responsabilité ; « ni préjudice causé ni rendu » : praticien, cadre médical, analgésie exigés.

– Une pratique mondiale : 37-39 % des hommes (Morris, 2016) ; États-Unis : huit hommes sur dix, 58 % des nouveau-nés en 2010, sans religion ; Corée du Sud plus de trois jeunes sur quatre ; Philippines neuf sur dix ; Canada un tiers, Royaume-Uni un sur cinq ; les juifs depuis Abraham.

– Les bienfaits : infections urinaires du nourrisson réduites de près de 90 % (Singh-Grewal, 2005, 400 000 enfants) ; VIH réduit de 50 à 60 % (trois essais randomisés ; OMS-ONUSIDA 2007) ; papillomavirus −35 %, herpès −25 % (Tobian, NEJM 2009) ; cancer du col des partenaires (Castellsagué, NEJM 2002) ; phimosis, balanites, cancer du pénis ; AAP 2012 : bénéfices supérieurs aux risques ; dissidence européenne signalée (Frisch 2013, KNMG 2010).

– Les risques : 1,5 % chez les nouveau-nés (Weiss, 2010), environ 4 % toutes populations (2021) ; surtout les mauvaises conditions ; la douleur se traite.

– Excision : un repli de peau contre des organes ; des bénéfices contre aucun (OMS) ; des hadiths authentiques contre aucun texte sûr ; l’hôpital contre le crime ; le fiqh classique a connu une « circoncision féminine » — dossier n° 37.

– Droit contemporain : Cologne 2012, puis § 1631d BGB (encadrement médical) ; Islande 2018 retiré, Danemark 2018 rejeté ; France : pas de texte spécifique, pratique hospitalière courante, prudence et pacte.

– Question-test : citez l’organisme médical qui parle de mutilation — et expliquez pourquoi le mot est réservé aux musulmans.

Sources

Coran et hadith : traduction française des sens par Rachid Maach (16, 123, vérifié) ; en prose : 2, 138 ; 30, 30. Hadith de la fitra : Al-Bukhârî n° 5891 et 6297, Muslim n° 257 ; Abraham circoncis à quatre-vingts ans : Al-Bukhârî n° 3356 et 6298, Muslim n° 2370 ; l’ordre au converti : Abû Dâwûd n° 356 (hasan chez Al-Albânî, chaîne discutée) ; le septième jour : Al-Bayhaqî, faible ; « ni préjudice causé ni rendu » : Ibn Mâjah, hasan ; Genèse 17, 10-12.

Fiqh : An-Nawawî, Al-Majmû‘ ; Ibn Qudâma, Al-Mughnî ; Ibn Abî Zayd al-Qayrawânî, Ar-Risâla ; Ibn ‘Âbidîn, Radd al-muhtâr ; Ibn ‘Abd al-Barr, At-Tamhîd (le rapport sur Mâlik) ; Ibn Hajar, Fath al-Bârî ; Ibn al-Qayyim, Tuhfat al-mawdûd bi-ahkâm al-mawlûd ; Ash-Shawkânî, Nayl al-awtâr ; Comité permanent de l’iftâ’ (le converti) ; renvois aux dossiers n° 28 et 37.

Médecine et santé publique : B. J. Morris et al., « Estimation of country-specific and global prevalence of male circumcision », Population Health Metrics (2016) ; CDC, National Health Statistics Reports (2013) et NHANES 2005-2010 ; D. Singh-Grewal et al., Archives of Disease in Childhood (2005) ; essais randomisés d’Orange Farm (Auvert et al., PLoS Medicine, 2005), de Kisumu (Bailey et al., The Lancet, 2007) et de Rakai (Gray et al., The Lancet, 2007) ; OMS et ONUSIDA, recommandations de mars 2007 et de 2020 ; A. Tobian et al., New England Journal of Medicine (2009) ; X. Castellsagué et al., New England Journal of Medicine (2002) ; H. Weiss et al., BMC Urology (2010) ; méta-analyse des complications, Urology (2021) ; American Academy of Pediatrics, Pediatrics (2012) ; M. Frisch et al., Pediatrics (2013) ; KNMG, position de 2010 ; OMS, fiche sur les mutilations génitales féminines ; études sur la Corée du Sud et les Philippines (prévalence).

Droit : Landgericht Köln, 7 mai 2012 ; Code civil allemand, § 1631d (décembre 2012) ; projet de loi islandais (2018) et pétition danoise (2018) ; Code pénal français, articles 222-9 et 227-24-1 ; pratique hospitalière française de la circoncision rituelle.

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