Réponses › Ex-musulmans · Cheikh Ali
« Incroyable islam. La religion qui met votre cerveau à l’épreuve » (2025). Nous avons lu les 221 pages avec les recueils ouverts à côté. Voici la méthode, les intentions, et la réfutation en six volets.
- Avant-propos : pourquoi répondre à une farce
- Première partie — Anatomie de la méthode
- 1. Le décor : l’antiphrase comme immunité
- 2. Les sources : une bibliothèque de seconde main
- 3. Les neuf procédés
- 4. Ce que le livre ne fait jamais
- Deuxième partie — Les intentions
- Les six volets de la réponse
- Bêtisier : cinquante affirmations et ce que disent les sources
Avant-propos : pourquoi répondre à une farce
« Incroyable islam. La religion qui met votre cerveau à l’épreuve » (2025, 221 pages, 24,90 €) est signé « Cheikh Ali Babal, Premier imam de France ». Le lecteur comprend dès la page 8 qu’il n’y a ni cheikh ni imam : l’auteur est un vidéaste de la sphère « ex-musulmane » francophone, et le livre est une satire à l’antiphrase, du début à la fin. Tout ce qu’il « loue » est ce qu’il exècre, tout ce qu’il « démontre » est ce qu’il veut ridiculiser.
Le procédé a des lettres de noblesse. Voltaire l’a utilisé avec Pangloss, Montesquieu avec « De l’esclavage des nègres » — et l’auteur le sait si bien qu’il recopie mot pour mot la structure de Montesquieu dans son épilogue (« Ceux dont il s’agit sont mécréants depuis les pieds jusqu’à la tête », « On ne peut se mettre dans l’esprit qu’Allah, qui est un être très sage, ait mis une âme… », « De petits esprits exagèrent trop l’injustice… »). L’auteur se voit donc, sans fausse modestie, en abolitionniste des Lumières. C’est un joli costume. Reste à savoir si le corps est à la taille.
Pourquoi répondre à un ouvrage qui se protège lui-même contre toute réponse (« ce n’est qu’une blague » quand on le prend au sérieux, « c’est sourcé » quand on le prend pour une blague) ? Pour trois raisons.
D’abord parce qu’il est sourcé, ou prétend l’être : il y a en marge des centaines de références à Bukhārī, Muslim, Abū Dāwūd, Ibn Kathīr, à la ʿUmdat al-sālik, aux Fatāwā hindiyya. Un lecteur non averti — musulman en crise ou non-musulman curieux — en conclura que « tout est dans les textes ». Il faut donc aller voir dans les textes.
Ensuite parce que sous les blagues de pipi-caca (le mot n’est pas de nous : l’auteur consacre vingt pages à la défécation), il y a une thèse sérieuse, énoncée dans le préambule et l’épilogue : la tradition orale est sans valeur, la science du hadith est un argument d’autorité déguisé, et le musulman est un endoctriné qu’on a privé de pensée critique. Cette thèse-là mérite un examen.
Enfin parce que l’auteur nous y invite : « Chacun sera ensuite libre de demeurer dans l’errance malgré tout son savoir acquis sur l’Islam. » Nous prenons cette liberté.
Nous répondrons dans le ton du livre : ironique quand l’ironie s’impose, sérieux quand un texte est en jeu. Avec une règle que l’auteur n’a pas jugé bon de s’imposer : on cite ce que disent les sources, pas ce qu’elles arrangent.
Première partie — Anatomie de la méthode
1. Le décor : l’antiphrase comme immunité
Le principe du livre tient en une phrase du préambule : « Si le Prophète est bien le meilleur des hommes, il sera flagrant qu’il a effectivement accompli les meilleures actions et prononcé les meilleures paroles possibles, quoi qu’elles fussent. » Puis on aligne, chapitre après chapitre, des récits présentés sous leur angle le plus trivial, le plus scatologique ou le plus cruel, en concluant à chaque fois par « Et c’est ainsi qu’Allah est Al-Quelque-chose ! » ou par « Allah sait mieux ».
L’antiphrase a un mérite : elle est drôle quand elle est bien faite, et certaines pages le sont. Elle a un défaut structurel : elle dispense de l’argument. Quand on écrit par ironie que l’urine de chameau est « un miracle scientifique en devenir », on n’a rien démontré sur l’urine de chameau ; on a produit un effet comique, et l’effet comique remplace l’examen. Le lecteur rit, donc il est convaincu. C’est exactement le mécanisme que l’auteur reproche aux « savants en robe » : substituer l’émotion (ici le rire, là la crainte) à la preuve.
Signalons au passage un aveu. Le livre affirme que l’expression Allāhu aʿlam (« Dieu sait mieux ») est « la tarte qui colmate la brèche » de tout raisonnement islamique. Et l’auteur l’emploie… vingt-quatre fois, exactement au moment où son propre raisonnement cale. On ne saurait mieux illustrer l’objet de sa critique qu’en en devenant l’exemple.
2. Les sources : une bibliothèque de seconde main
Le préambule annonce que la biographie est « entièrement tirée » d’Ibn Kathīr et d’Ibn Isḥāq. Le reste s’appuie sur les numéros de sunnah.com (Bukhārī, Muslim, les Sunan, la Mishkāt), sur deux manuels de droit (la ʿUmdat al-sālik de Ibn al-Naqīb dans la traduction Keller, la Risāla de Ibn Abī Zayd) et sur des compilations tardives (al-Suyūṭī, al-Bayhaqī).
Trois observations.
a) L’auteur lit en traduction, et en traduction anglaise. Cela se voit à des détails : Bouraq (graphie anglaise), « l’abode éternelle » (the eternal abode, calque de la traduction Le Gassick d’Ibn Kathīr), « la Bonne Nouvelle » (good tidings), « rapporte que… » sans jamais indiquer le grade du hadith. Or le grade est tout : un ouvrage de sīra comme celui d’Ibn Kathīr cite des centaines de rapports en indiquant, pour chacun, s’il est solide, faible, isolé ou rejeté. L’auteur, lui, coupe systématiquement la note critique et garde l’anecdote. Il fait ainsi dire à Ibn Kathīr le contraire de ce qu’Ibn Kathīr écrit — puis il accuse Ibn Kathīr d’être crédule.
Exemple paradigmatique : le récit de Salmān et de l’homme « vivant entre deux buissons ». Le livre cite (p. 53) le raisonnement critique d’Ibn Kathīr, qui montre que Salmān n’a pas pu rencontrer Jésus et propose une lecture corrigée. Autrement dit : l’auteur a sous les yeux la preuve que la tradition savante filtre ses propres récits — et il en tire la conclusion que « la tradition islamique croit n’importe quoi ».
b) Il confond quatre étages qui n’ont pas la même valeur. (1) Le Coran ; (2) les hadiths authentifiés (Bukhārī, Muslim) ; (3) la littérature de sīra et de dalāʾil al-nubuwwa (Ibn Isḥāq, al-Bayhaqī, al-Suyūṭī), où l’on rapporte tout ce qui circule pour que les spécialistes fassent le tri ; (4) les avis juridiques d’une école, sur un point discuté. Le livre présente les quatre au même niveau, sous la même bannière « la science islamique dit que ». C’est comme si l’on réfutait la physique en mélangeant un manuel de mécanique, une légende urbaine, un fait divers et l’opinion d’un ingénieur sur l’aménagement d’un rond-point.
c) Il ignore — ou cache — que le tri existe. Le préambule affirme que le « bouche-à-oreille du désert d’Arabie » est la seule méthode islamique de vérification. C’est faux au point d’en être comique : la science du hadith (ʿilm al-rijāl, jarḥ wa-taʿdīl, critique des chaînes et des textes) est la première discipline de critique documentaire de l’histoire. Elle a produit des dictionnaires de dizaines de milliers de transmetteurs, notés sur leur mémoire, leur probité, leurs rencontres, leurs dates. Al-Bukhārī a retenu environ 7 000 rapports sur les 600 000 qu’il avait examinés. Un auteur qui ne sait pas cela ne devrait pas écrire sur le sujet. Un auteur qui le sait et ne le dit pas fait autre chose que de l’histoire.
3. Les neuf procédés
À la lecture, neuf opérations reviennent avec une telle régularité qu’on peut les nommer.
Procédé 1 — La traduction qui salit. Trois verbes arabes distincts sont rendus par « cracher » : nafatha (souffler légèrement avec un peu d’humidité, comme on souffle sur une bougie), tafala (le même geste, sans salive ou presque) et baṣaqa (cracher). Les hadiths de guérison, de ruqya, de l’agonie du Prophète ﷺ emploient les deux premiers. Le livre traduit tout par « glaviot », « mollard », « crachat ». Le geste change de nature ; la scène devient répugnante ; le tour est joué.
Procédé 2 — L’ajout qui n’est nulle part. « Amina accouchera quatre ans après » ; « Khadija (64 ans) » ; « Sauda, noire de peau » ; « Umar, plus bête qu’une femme » ; « Aïsha était elle-même excisée » ; « le déluge se poursuivit un mois » ; « Talha succomba à ses blessures ». Aucune source, classique ou moderne, ne dit cela. On y reviendra point par point.
Procédé 3 — L’inversion du sujet. C’est Abū Ṭālib qui protégeait le Prophète, et Abū Lahab qui le suivait de tribu en tribu pour le discréditer ; le livre inverse. C’est ʿAmr ibn al-ʿĀṣ qui, à Ṣiffīn, exposa sa nudité pour échapper à ʿAlī ; le livre attribue le geste à ʿAlī. C’est Ḥamza qui lança l’insulte « fils d’exciseuse » à Sibāʿ avant de le tuer ; le livre la fait recevoir par Ḥamza. Ce sont des erreurs de copiste — ou des retournements commodes.
Procédé 4 — L’amputation de la fin du récit. Le hadith de la pluie (Bukhārī 1013-1033) s’achève par « le ciel se dégagea et nous sortîmes marcher au soleil » ; le livre le fait s’achever par un mois d’inondations. Le hadith du chameau roux s’achève par une leçon de génétique et un refus de répudier une femme sur la couleur d’un nouveau-né ; le livre le tronque en gag sur le cocu.
Procédé 5 — Le miracle jugé au mètre. Une bonne moitié du livre consiste à observer qu’un miracle est physiquement impossible : la lune ne se fend pas, l’eau ne jaillit pas des doigts, un œil ne se remet pas en place. Fort bien : c’est la définition d’un miracle. Reprocher à un miracle d’être surnaturel, c’est reprocher à un cercle d’être rond. La question intéressante — celle du témoignage, de la transmission, de la cohérence du récit — n’est jamais posée.
Procédé 6 — L’avis d’un juriste devenu « l’Islam ». Un avis shāfiʿite sur l’eau, une opinion ḥanbalite sur l’ablution, une ligne de la ʿUmdat al-sālik : chaque fois, « l’Islam dit ». Et quand quatre écoles divergent — sur la durée maximale d’une grossesse, sur la tutelle matrimoniale, sur l’excision — c’est pour l’auteur la preuve que « ces hommes divergent sur l’insignifiant et font consensus sur l’ignoble ». Tautologie parfaite : tout accord est preuve de dogmatisme, tout désaccord est preuve d’incohérence.
Procédé 7 — L’anachronisme comme verdict. Le VIIe siècle arabe est jugé par le Code pénal de 2025, sans jamais une comparaison avec le VIIe siècle byzantin, perse, franc, hébraïque ou romain. Or c’est la seule comparaison qui aurait un sens historique. Il est significatif que l’auteur cite en notes Ézéchiel, le Lévitique, Luc, Jean, les Rois et Matthieu — mais uniquement pour orner ses blagues. Jamais pour comparer.
Procédé 8 — La saturation. Urine, sueur, salive, pets, cacas, pénis, testicules, vulves, prépuces : le vocabulaire du corps et de ses déchets couvre peut-être un tiers du livre. Ce n’est pas un hasard de tempérament, c’est une technique de persuasion par le dégoût. Un lecteur qui a passé trente pages dans les latrines finit par associer l’objet du livre à l’odeur des latrines. Efficace ; pas très « Lumières ».
Procédé 9 — L’homme de paille en robe. L’adversaire du livre n’est jamais un savant réel citant un argument réel (al-Ghazālī, Ibn Ḥazm, Ibn Rushd, al-Rāzī, Ibn Taymiyya sont absents ou réduits à une ligne). C’est un « homme qui porte une barbe et une robe et qui a étudié toute sa vie ce que le Créateur aime et n’aime pas ». Ce personnage revient une vingtaine de fois. Il est très commode : il ne répond jamais.
4. Ce que le livre ne fait jamais
Il ne pose jamais la question du contexte de révélation, alors qu’il en cite les récits. Il ne compare jamais avec les codes contemporains du VIIe siècle. Il ne distingue jamais un hadith authentique d’un hadith faible, alors que ses propres sources le font sous ses yeux. Il ne cite jamais un contre-exemple : pas une ligne sur le Prophète ﷺ pardonnant à La Mecque, libérant Ṣafiyya et Juwayriya, refusant qu’on tue les enfants et les femmes, interdisant la mutilation des cadavres, payant lui-même le prix du sang de deux hommes tués sans son ordre. Un procès dont l’avocat général a aussi rédigé la plaidoirie de la défense, en la réduisant à « Allah sait mieux ».
Deuxième partie — Les intentions
L’auteur les énonce lui-même, et il faut lui rendre cette justice : il n’est pas hypocrite.
Le préambule s’adresse au « lecteur musulman » : « si l’évidente perfection des arguments étayés ici venait […] à semer le doute dans votre esprit […], en vous accrochant à ce doute, commencerez-vous peut-être à voir le monde tel qu’il est réellement ». L’objectif est donc l’apostasie, présentée comme un dessillement.
L’épilogue et les dédicaces donnent la note militante : « Nos efforts combinés mettront fin à cet obscurantisme qui n’a que trop duré », « À tous les emprisonnés au nom de l’Islam, à tous les assassinés au nom de l’Islam ». On ne moque pas cette colère. Il y a des gens emprisonnés et tués au nom de l’islam, et un musulman honnête le dit avant qu’on le lui reproche. Mais transformer la colère en méthode, c’est précisément ce qui fait échouer le livre comme argument : il ne cherche plus à comprendre, il cherche à salir.
Le dernier tiers de l’ouvrage (« De la dignité des faibles », le « Recueil de Bout-Khari ») révèle le milieu d’origine : une campagne militante en ligne contre la circoncision (#rendslebout), une communauté de vidéastes qui se citent mutuellement (les « remerciements » nomment Majid O., Allah Bordage, Al Podfleur, etc.), et un humour de réseaux sociaux (« no homo », « UwU », « Islam 4 – 0 Mécréance »). Le livre est moins un essai qu’un produit de communauté : il fait rire ceux qui rient déjà.
Une intention, enfin, mérite d’être nommée parce qu’elle est plus grave que les autres. Le livre ne cesse d’associer le Prophète ﷺ, sa famille, ses compagnons et, par extension, tout musulman pratiquant, à la pédocriminalité, à l’homosexualité honteuse, à la coprophagie et au sadisme. Il le fait sous couvert d’ironie, ce qui permet de le dire sans le dire. Quand on écrit au sujet des pratiquants d’aujourd’hui que « des parents et des proches embrassent, lèchent et sucent les parties génitales des bébés » et que « si jamais vous avez été témoin d’une telle scène au Moyen-Orient ou ailleurs, vous comprenez maintenant la sagesse qui l’inspire », on ne fait plus de la critique religieuse. On fait le portrait d’un groupe humain. L’auteur, qui cite Montesquieu, sait comment cela s’appelle.
Les six volets de la réponse
Chaque volet suit la table des matières du livre et se termine par le score du jour : ce que disent les sources contre ce qu’affirme le livre.
Bêtisier : cinquante affirmations du livre, et ce que disent les sources
| Le livre affirme | Les sources disent |
|---|---|
| Abū Lahab protégeait le Prophète contre les tribus | C’est Abū Ṭālib. Abū Lahab le suivait pour le discréditer (Aḥmad, al-Ṭabarī) |
| Āmina accoucha quatre ans après la mort de son mari | Aucune source. Ibn Isḥāq : ʿAbdallāh mourut avant la naissance |
| Khadīja avait 64 ans | 40 ans selon la majorité, moins selon d’autres |
| ʿĀʾisha était excisée | Confusion avec le duel de khitānān (Muslim 349), règle d’ablution |
| Abū Dāwūd 5271 fonde l’excision | Jugé faible par Abū Dāwūd lui-même |
| Gabriel montra « ses deux pieds seuls » | « Un homme, les pieds sur l’horizon » (Ibn Isḥāq) |
| Gabriel « étrangla » le Prophète | Ghaṭṭanī : serra, enveloppa (Bukhārī 3) |
| Il attacha le Burāq à la mosquée bâtie en 637 | Al-masjid al-aqṣā = l’esplanade de Jérusalem ; l’édifice umayyade date de 705 |
| Dix-sept négociations avec Dieu | Fondé sur Abū Dāwūd 247, hadith faible |
| Une chèvre abrogea la lapidation | Ibn Mājah 1944 est faible ; abrogation du vivant du Prophète (Bukhārī 6829 ; Muslim 1452) |
| ʿĀʾisha « cracha » sur le Prophète mourant | Nafatha : souffler avec récitation (Bukhārī 5016) |
| Umm Ayman = « l’esclave de Umm Salama » | Nourrice affranchie du Prophète, « ma mère après ma mère » |
| Le Prophète payait ses dettes en salive | Muslim 2497 ne parle d’aucune dette ; il mourut l’armure en gage (Bukhārī 2916) |
| Al-Nawawī permet de toucher le sexe d’un enfant sans rompre l’ablution | Al-Nawawī dit l’inverse (al-Majmūʿ) |
| Le Prophète « cracha » sur le cadavre d’Ibn Ubayy | Nafatha ; épisode de clémence envers un ennemi (Bukhārī 1270) |
| « Va mordre… » est une insulte du Prophète | Réponse d’Ubayy ibn Kaʿb au chauvinisme tribal (Adab al-mufrad 963) |
| Les Juifs saluèrent, ʿĀʾisha répliqua, fin | Le Prophète la reprit : « Dieu aime la douceur » (Bukhārī 6024) |
| Khubayb se rasa « les c… » | Istiḥdād : toilette rituelle avant la mort (Bukhārī 3045) |
| La femme aperçue était voilée, un œil visible | Rien de tel dans Muslim 1403 |
| Dieu « ordonna » en rêve le mariage d’ʿĀʾisha | « Si cela vient de Dieu, Il le réalisera » (Bukhārī 5078) |
| Les savants font consensus sur le mariage des impubères | Ibn Shubruma, al-Aṣamm, al-Battī l’interdisent (Ibn Ḥazm) |
| Les Anṣār étaient des bandits rejetés par leurs tribus | Aucune source ; agriculteurs de Yathrib, pacte de protection |
| Le serment d’al-ʿAqaba fut une « beuverie » | Serment nocturne et secret de 75 personnes |
| L’aveugle d’Uḥud fut tué, crâne fendu, percé de flèches | Blessé à la tête par un arc ; le Prophète interdit de le tuer (Ibn Hishām) |
| Le Prophète restait à l’arrière sous une tente | Le plus proche de l’ennemi à Badr (Aḥmad), seul en avant à Ḥunayn (Muslim 1776) |
| Muslim 1876 prouve sa couardise | Le hadith explique qu’il manquait de montures pour tous |
| Abū Bakr fut « le premier déserteur » | Awwal man fāʾa : le premier à revenir vers le Prophète |
| Talḥa mourut de ses blessures à Uḥud | Mort en 656 à la bataille du Chameau |
| Dialogue avec Abū Sufyān dans une grotte, Prophète caché | Au pied de la montagne, le Prophète dicte les réponses (Bukhārī 3039) |
| ʿAlī exposa sa nudité pour survivre | C’est ʿAmr ibn al-ʿĀṣ devant ʿAlī (al-Ṭabarī, Ibn Kathīr) |
| Ḥamza fut traité de « fils d’exciseuse » | C’est Ḥamza qui le dit à Sibāʿ |
| Kaʿb fut tué pour des poèmes | Pour incitation à la guerre et rupture du pacte (Bukhārī 4037 ; Ibn Isḥāq) |
| Le Prophète approuvait tout meurtre de ses hommes | Il paya le prix du sang de deux hommes tués sans ordre par ʿAmr ibn Umayya |
| Abū Rāfiʿ était juste « le juif » | Financier des Confédérés, organisateur d’une seconde coalition |
| Sawda était « noire de peau » | Qurayshite des Banū ʿĀmir ibn Luʾayy |
| ʿUmar « plus bête qu’une femme » selon les Arabes | Aucune source |
| 33:59 autorise à harceler la non-voilée | 33:60-61 menace de mort les harceleurs |
| Une violée est en tort et peut être condamnée pour fornication | Aucune peine pour la victime (Tirmidhī 1453 ; jugement de ʿUmar chez al-Bayhaqī) |
| Le Prophète prit plaisir aux supplications des ʿUraniyyūn | Rien de tel ; talion exact de leur crime (Muslim 1671), mutilation ensuite interdite |
| La chaîne de l’Enfer fait 60 coudées | 70 (Coran 69:32) |
| « Un voyant gitan » diagnostiqua ʿĀʾisha | « Un homme du Sind » (Adab al-mufrad 162) |
| L’imam Salama priait les fesses visibles | Un enfant de sept ans au vêtement trop court (Abū Dāwūd 586) |
| La Terre est plate pour l’islam | Sphéricité consensuelle (Ibn Ḥazm, Ibn Taymiyya) |
| La belle femme est interdite de mosquée | La femme parfumée (Muslim 444) |
| Les 40 conditions du Paradis ont été oubliées | 40 exemples de bienfaisance dont le premier est donné (Bukhārī 2631) |
| Six chiffres contradictoires pour un miracle | Six événements différents (Ibn Ḥajar, Fatḥ al-bārī) |
| Le déluge dura un mois après la prière | « Le ciel se dégagea, nous marchâmes au soleil » (Bukhārī 1013) |
| L’islam ordonne l’extermination des chiens | Ordre révoqué (Abū Dāwūd 2845) ; chien des Sept Dormants (18:18) |
| Le soleil « se couche dans une mare de boue » | « Il le trouva se couchant » : point de vue de l’observateur (al-Rāzī) |
| Abraham se circoncit « à la hache » | Bi-l-qaddūm : lieu ou herminette (Bukhārī 3356 ; Ibn Ḥajar) |