VII. Le jugement : obligatoire, recommandé, permis ou interdit ? — Faut-il suivre une école juridique ?

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Deuxième partie — Juger · Chapitre VII sur XXVIII

VII. Le jugement : obligatoire, recommandé, permis ou interdit ?

Termes et graphies : madhhab (aussi écrit madhab ou mazhab : école juridique) · taqlīd (taqlid) · ijtihād (ijtihad) · mujtahid (moujtahid) · uṣūl al-fiqh (usul al-fiqh) · fatwa.

La réponse courte est la suivante. Pour le musulman qui n’a pas les outils de l’ijtihād, suivre les savants est obligatoire, et c’est la position de la quasi-totalité des juristes. S’attacher à une école déterminée est obligatoire selon une grande partie des juristes postérieurs des quatre écoles, et permis, voire recommandé, selon les autres. Quant à passer d’une école à l’autre pour y chercher les facilités, c’est interdit, et un consensus a été rapporté contre cette pratique.

Pour comprendre ce jugement, il faut séparer trois questions que le débat confond presque toujours.

  1. Le non-savant doit-il suivre les savants ? C’est la question du taqlīd en général.
  2. Doit-il s’attacher à une école déterminée plutôt que d’interroger tantôt l’un, tantôt l’autre ? C’est la question de l’iltizām madhhab muʿayyan.
  3. Peut-il passer d’une école à l’autre selon ce qui l’arrange ? C’est la question du tatabbuʿ al-rukhaṣ.

Un savant peut répondre oui à la première, non à la deuxième et non à la troisième. Beaucoup de malentendus viennent de ce qu’on lit sa réponse à l’une comme si elle portait sur l’autre.

Première question : suivre les savants est obligatoire pour qui ne sait pas

C’est la position de la majorité écrasante des juristes, au point que plusieurs ont parlé de consensus. Ibn ʿAbd al-Barr, malikite et l’un des plus grands maîtres du hadith de l’Occident musulman, écrit dans Jāmiʿ bayān al-ʿilm que les savants n’ont pas divergé sur ce point : le commun des croyants doit suivre ses savants, et ce sont eux que vise la parole d’Allah « Demandez aux gens du Rappel si vous ne savez pas » (2/989). Al-Ghazālī dans al-Mustaṣfā (p. 372), al-Āmidī dans al-Iḥkām (4/228) et Ibn Qudāma dans Rawḍat al-nāẓir (2/382) appuient ce jugement sur le consensus des compagnons : le commun des gens les interrogeait, ils répondaient, et aucun d’eux n’a exigé du questionneur qu’il devienne mujtahid avant d’agir.

Les preuves sont nombreuses :

  • « Demandez aux gens du Rappel si vous ne savez pas » (16:43 et 21:7) : l’ordre de demander s’adresse à celui qui ne sait pas, et il n’a de sens que s’il agit ensuite selon la réponse.
  • « Ceux d’entre eux qui savent en tirer le sens l’auraient connu » (4:83) : le Coran réserve la déduction à une catégorie de gens.
  • « Obéissez à Allah, obéissez au Messager et à ceux d’entre vous qui détiennent l’autorité » (4:59), expliqué par Ibn ʿAbbās, Jābir, Mujāhid et al-Ḥasan comme visant les juristes et les gens de science.
  • Le verset de la spécialisation (9:122), étudié au chapitre II.
  • Le hadith du blessé et sa conclusion : « Le remède de l’ignorance est la question » (Abū Dāwūd, n° 336).
  • L’argument de la vie humaine, chez al-Ghazālī : si l’on imposait l’ijtihād à tous, les champs, les métiers et la vie du monde seraient ruinés, et la science elle-même disparaîtrait faute de gens pour la porter. Al-Khaṭīb al-Baghdādī dit de même qu’imposer cela au commun, c’est lui imposer ce qu’il ne peut supporter (al-Faqīh wa-l-mutafaqqih, 2/132-135).

Une minorité a contesté ce jugement : Ibn Ḥazm (al-Iḥkām fī uṣūl al-aḥkām), une partie des Muʿtazila de Bagdad, puis al-Shawkānī (al-Qawl al-mufīd fī adillat al-ijtihād wa-l-taqlīd). Mais leur divergence est plus étroite qu’il n’y paraît. Eux aussi demandent au commun d’interroger le savant ; ils exigent seulement qu’il lui demande « que dit Allah ? » plutôt que « que dis-tu ? ». Ibn Ḥazm l’écrit en toutes lettres : l’effort du commun consiste à demander au savant si sa réponse est bien l’ordre d’Allah et de Son Messager, et à prendre son avis s’il répond oui (al-Iḥkām, 6/152). Le non-savant reste, dans tous les cas, dépendant de celui qui sait.

Degré : majoritaire, proche du consensus.

Deuxième question : s’attacher à une école déterminée

Ici, les savants sont partagés en trois positions.

Position Principaux tenants Argument central
Obligatoire pour le non-mujtahid Une grande partie des juristes postérieurs des quatre écoles : al-Kiyā al-Harrāsī, Ibn al-Ṣalāḥ (Adab al-muftī), Tāj al-Dīn al-Subkī (Jamʿ al-jawāmiʿ) et son commentateur al-Maḥallī, al-Shāṭibī (al-Muwāfaqāt), Ibn Rajab (al-Radd), al-Laqānī (Jawharat al-tawḥīd) et al-Bājūrī, l’auteur malikite de Marāqī al-suʿūd Sans école fixe, le non-savant finit par choisir selon son désir ; seules les écoles codifiées permettent de savoir avec certitude ce que l’imam a dit
Non obligatoire, mais permis, et recommandé pour celui qui apprend Ibn Burhān, al-Nawawī (Rawḍat al-ṭālibīn), Ibn Taymiyya (Majmūʿ al-fatāwā, vol. 20), Ibn al-Qayyim, Ibn al-Humām et Ibn ʿĀbidīn chez les hanafites, Bakr Abū Zayd ; parmi les contemporains, Ibn Bāz Allah n’a imposé que l’obéissance au Prophète ﷺ ; le non-savant peut interroger tout savant digne de confiance, à condition de ne pas chercher les facilités
Interdit Ibn Ḥazm, al-Shawkānī, al-Ṣanʿānī, Ṣāliḥ al-Fullānī ; au XXᵉ siècle, al-Maʿṣūmī al-Khujandī Le taqlīd lui-même est blâmable ; l’attachement à un seul homme serait une innovation

Quelques précisions sur ces positions :

  • Al-Subkī formule la position de l’obligation dans Jamʿ al-jawāmiʿ, l’un des textes d’uṣūl les plus enseignés : le plus correct est que le non-mujtahid doit s’attacher à une école déterminée, qu’il estime plus forte que les autres ou égale à elles. Al-Maḥallī précise que cela vaut pour « le commun et tout autre qui n’a pas atteint le rang de l’ijtihād ».
  • Ibn al-Ṣalāḥ donne la raison historique du changement : aux premiers temps, on consultait librement parce que les écoles n’existaient pas encore ; une fois qu’elles se sont formées, laisser le commun choisir entre elles revient à le laisser « ramasser les facilités en suivant sa passion », et c’est « la dissolution du lien de l’obligation » (Adab al-muftī, p. 162).
  • Les malikites ont exprimé la même idée avec force. L’auteur de Marāqī al-suʿūd dit, dans son commentaire Nashr al-bunūd et en citant al-Qarāfī, qu’il est interdit au non-mujtahid d’agir directement selon le sens d’un texte, même authentique, car ce texte peut être abrogé, restreint ou spécifié, et seul le mujtahid sait le vérifier ; seul le suivi d’un mujtahid le dégage donc de sa responsabilité devant Allah (2/265).
  • Al-Juwaynī, dans al-Burhān (2/177), rapporte l’accord des savants rigoureux : le commun ne doit pas suivre les avis isolés de tel ou tel compagnon, mais les écoles des imams qui ont examiné les questions, ordonné les chapitres et mis les avis en forme.
  • Al-Nawawī reprend l’exposé d’Ibn al-Ṣalāḥ dans al-Majmūʿ, mais tranche pour son propre compte dans la Rawḍa : « Ce qu’exige la preuve, c’est qu’il n’est pas tenu d’adhérer à une école ; il consulte qui il veut ou qui se présente, mais sans ramasser les facilités. Peut-être celui qui l’a interdit ne se fiait-il pas à ce qu’il s’abstienne de les ramasser » (Rawḍat al-ṭālibīn, 11/116-117).
  • Ibn Taymiyya écrit qu’aucun musulman n’est tenu de suivre l’avis d’un savant déterminé en tout ce qu’il dit, en dehors du Prophète ﷺ. Mais il ajoute aussitôt que celui qui suit une école parce qu’il est incapable de connaître la Loi autrement fait une chose permise (Majmūʿ al-fatāwā, 20/208-209), et que celui qui, incapable de connaître le jugement d’Allah et de Son Messager, suit les savants, « est louable, récompensé, ni blâmé ni puni » (20/225). Le plus critique des grands savants envers l’obligation reconnaît donc la légitimité du suivi d’une école pour qui en a besoin, c’est-à-dire pour presque tout le monde.
  • Un avis médian, celui d’Ibn al-Munayyir, rapporté par al-Zarkashī : « la preuve impose de s’attacher à une école déterminée après les quatre imams, pas avant » (al-Baḥr al-muḥīṭ, 8/374). Cet avis concilie la pratique des Salaf et celle des juristes postérieurs.

La troisième position est minoritaire, et la majorité des juristes l’a rejetée. Et ceux qui la défendaient demandaient eux aussi au commun d’interroger le savant et d’agir selon sa réponse.

Ce que la divergence révèle, al-Nawawī l’a dit en une phrase : ceux qui imposent l’école le font par crainte que le commun ne ramasse les facilités. Les deux camps s’accordent donc sur le but, empêcher que le commun choisisse selon sa passion, et divergent sur le moyen.

Degré : question disputée entre savants, sans consensus sur l’obligation ; position de l’obligation largement majoritaire chez les juristes postérieurs des quatre écoles.

Troisième question : passer d’une école à l’autre pour ses facilités

Ibn ʿAbd al-Barr rapporte la parole de Sulaymān al-Taymī, de la génération des Successeurs : « Si tu prends la facilité de chaque savant, tout le mal se réunit en toi » (إن أخذت برخصة كل عالم اجتمع فيك الشر كله), puis il ajoute : « C’est un consensus sur lequel je ne connais aucune divergence » (Jāmiʿ bayān al-ʿilm, 2/927). Ibn Ḥazm, pourtant opposé au taqlīd, rapporte lui aussi un consensus : rechercher « les facilités de toute interprétation », sans Livre ni Sunna, est une perversité illicite (Marātib al-ijmāʿ, 1/175). Al-Subkī la déclare interdite selon l’avis le plus correct ; Nashr al-bunūd étend l’interdiction à celui qui n’est attaché à aucune école (2/349-350).

Deux précisions, pour citer juste. D’abord, ce consensus est rapporté, et les juristes ont discuté son périmètre : ce qu’il faut entendre par « facilités », et si celui qui les recherche devient pervers (fāsiq), ce qu’Abū Isḥāq al-Marwazī affirmait et Ibn Abī Hurayra niait (al-Zarkashī, al-Baḥr al-muḥīṭ, 8/381). Al-Qarāfī refuse une définition trop large, qui ferait un homme sans piété de celui qui suit Mālik sur la question des eaux. Ensuite, ce qui est interdit, c’est la recherche systématique des avis commodes pour servir un désir fixé d’avance ; ce n’est pas le fait de suivre, pour un besoin réel et sur le conseil d’un savant, une dispense reconnue. Le chapitre XII revient en détail sur cette distinction.

Degré : consensus rapporté sur le principe ; périmètre discuté.

Le jugement en un tableau

Question Jugement
Se passer de toute science et trancher soi-même le licite et l’illicite Blâmable, et peut être gravement illicite (16:116).
Interroger les savants quand on ne sait pas, et agir selon leur réponse Obligatoire pour le non-savant ; position de la quasi-totalité des juristes.
Apprendre le fiqh dans une école reconnue Légitime, établi, et la voie la plus sûre pour celui qui apprend.
S’attacher à une école déterminée pour toutes les questions Obligatoire selon une grande partie des juristes postérieurs ; permis et louable selon les autres.
Changer d’école ou de référent pour une raison sérieuse Admis par de nombreux juristes, avec des conditions.
Suivre ponctuellement une dispense reconnue, pour un besoin réel, sur le conseil d’un savant Admis sous conditions.
Rechercher systématiquement les facilités pour contourner les obligations Interdit ; consensus rapporté.
Combiner des avis au point de produire un acte qu’aucune école ne valide Interdit selon la plupart des juristes ; périmètre discuté.
Mépriser les autres écoles, ou imposer la sienne comme seule vérité Blâmable ; contraire à l’équité et à l’éthique des savants.

Ce sur quoi tous s’accordent

Au-delà de la divergence sur l’obligation, les savants d’Ahl as-Sunna s’accordent sur cinq points :

  1. Le non-savant doit apprendre sa religion auprès de ceux qui savent.
  2. Chercher systématiquement les facilités entre les écoles est interdit.
  3. Le fanatisme d’école, qui rejette un texte clair et authentique par attachement à un homme, est blâmable.
  4. Apprendre le fiqh à travers une école est une voie légitime : c’est celle de presque tous les savants de l’histoire, y compris ceux qui refusaient l’obligation. Ibn Taymiyya était hanbalite, et Ibn Bāz a enseigné toute sa vie les manuels hanbalites.
  5. Nul n’a le droit d’imposer son école à un autre musulman comme si elle était la seule vérité.

Pourquoi les juristes postérieurs ont insisté sur l’obligation

Au temps des compagnons et des Successeurs, le commun interrogeait le savant présent, et les savants étaient nombreux, pieux et proches de la source. Après la codification des écoles et le recul de la science, les juristes ont constaté ce qui arrivait à celui qui choisissait librement entre les avis : il finissait par choisir selon son désir. L’obligation d’une école fixe est d’abord une protection, au service de la règle sur laquelle tous s’accordent : l’interdiction de suivre sa passion. C’est le raisonnement d’Ibn al-Ṣalāḥ, d’Ibn Rajab et d’al-Shāṭibī. Le savant hanafite contemporain Taqī ʿUthmānī le résume en distinguant le taqlīd général des premières générations, où l’on consultait différents savants selon les questions, et le taqlīd personnel adopté ensuite, où l’on suit un seul imam, pour empêcher qu’on suive ses désirs en choisissant à la carte.

Suivre une école, c’est suivre le Coran, la Sunna et la compréhension des Salaf

C’est le point que beaucoup ignorent : une école ne se place pas entre le croyant et les textes. Elle lui transmet les textes tels que les Salaf les ont compris et appliqués, car chacun des quatre imams a fait des avis des compagnons une source de sa méthode.

  • Abū Ḥanīfa décrivait ainsi sa méthode, selon ce que rapporte al-Khaṭīb al-Baghdādī dans Tārīkh Baghdād : il prend le Livre d’Allah ; s’il n’y trouve rien, la Sunna du Prophète ﷺ ; s’il n’y trouve rien, les paroles des compagnons, entre lesquelles il choisit sans sortir de leurs avis. Ce n’est qu’après eux, lorsqu’on arrive aux Successeurs, qu’il s’autorise à faire l’ijtihād comme ils l’ont fait.
  • Mālik a composé le Muwaṭṭaʾ en mêlant aux hadiths prophétiques les avis des compagnons, les décisions des califes et la pratique des Successeurs de Médine. Sa preuve propre, la pratique des gens de Médine, est la Sunna telle qu’elle était vécue dans la ville du Prophète ﷺ par les enfants et les petits-enfants des compagnons.
  • Al-Shāfiʿī, selon ce que rapporte al-Bayhaqī dans Manāqib al-Shāfiʿī, disait des compagnons que leur avis pour nous vaut mieux que notre propre avis pour nous-mêmes.
  • Aḥmad fonde son école, selon Ibn al-Qayyim dans Iʿlām al-muwaqqiʿīn (1/24-26), sur cinq principes : les textes ; les fatwas des compagnons ; le choix, en cas de divergence entre compagnons, de l’avis le plus proche du Livre et de la Sunna ; le hadith mursal ou faible plutôt que l’analogie ; l’analogie enfin, par nécessité.

Les Salaf eux-mêmes suivaient des autorités déterminées : les gens de Médine suivaient Zayd ibn Thābit, ceux de Kūfa Ibn Masʿūd, ceux de La Mecque Ibn ʿAbbās, et nul compagnon ne leur en a fait grief, comme on l’a vu au chapitre IV. Al-Juwaynī en tire la conclusion : le commun ne suit pas Mālik contre Ibn ʿUmar, il suit, à travers Mālik, la science d’Ibn ʿUmar organisée et complétée. Et Ibn Taymiyya le dit à sa manière : « Les imams des musulmans qu’on a suivis sont des moyens, des voies et des indicateurs entre les gens et le Messager : ils leur transmettent ce qu’il a dit et leur font comprendre ce qu’il a voulu, selon leur ijtihād et leur capacité » (Majmūʿ al-fatāwā, 20/224).

Celui qui apprend le fiqh malikite apprend donc la Sunna telle que Mālik l’a reçue de Nāfiʿ, qui la tenait d’Ibn ʿUmar, qui la tenait du Prophète ﷺ. Il n’a pas remplacé le Coran et la Sunna par un homme : il les a reçus par la chaîne des Salaf, avec leur compréhension.

Sources de ce chapitre : Ibn ʿAbd al-Barr, Jāmiʿ bayān al-ʿilm wa-faḍlih, 2/927 et 2/989 ; al-Khaṭīb al-Baghdādī, al-Faqīh wa-l-mutafaqqih, 2/132-135, et Tārīkh Baghdād ; al-Juwaynī, al-Burhān, 2/177 ; al-Ghazālī, al-Mustaṣfā, p. 372-374 ; Ibn Qudāma, Rawḍat al-nāẓir, 2/382 ; al-Āmidī, al-Iḥkām, 4/228 et 4/238 ; Ibn al-Ṣalāḥ, Adab al-muftī, p. 161-163 ; al-Nawawī, Rawḍat al-ṭālibīn, 11/116-117 ; al-Subkī, Jamʿ al-jawāmiʿ, avec le Tashnīf d’al-Zarkashī, 4/619-620 ; al-Zarkashī, al-Baḥr al-muḥīṭ, 8/374-381 ; al-Shāṭibī, al-Muwāfaqāt, 5/93-102 et 5/336 ; Ibn Taymiyya, Majmūʿ al-fatāwā, 20/208-225 ; Ibn al-Qayyim, Iʿlām al-muwaqqiʿīn, 1/24-26 ; Ibn Rajab, al-Radd ; Nashr al-bunūd, 2/264-265 et 2/348-350 ; Ibn Ḥazm, al-Iḥkām, 6/152, et Marātib al-ijmāʿ, 1/175 ; al-Shawkānī, al-Qawl al-mufīd ; al-Ṭabarī, Jāmiʿ al-bayān (4:59) ; Abū Dāwūd, n° 336 ; al-Bukhārī, n° 1758-1759 ; al-Bayhaqī, Manāqib al-Shāfiʿī ; Taqī ʿUthmānī, The Legal Status of Following a Madhab. Les textes sont présentés en détail dans la quatrième partie.

Et Allah est le plus savant.