Annexes — Faut-il suivre une école juridique ?

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Termes et graphies : madhhab (aussi écrit madhab ou mazhab : école juridique) · madhāhib (madhahib) · taqlīd (taqlid) · ijtihād (ijtihad) · ittibāʿ (ittiba) · talfīq (talfiq) · mujtahid (moujtahid) · uṣūl al-fiqh (usul al-fiqh) · fatwa.

Annexe A — Les positions des savants en un tableau

Le tableau indique, pour chaque auteur, l’objet précis de sa position et l’ouvrage où la lire. Les formulations sont des synthèses des passages présentés dans la quatrième partie.

Auteur École Suivre les savants quand on ne sait pas S’attacher à une école déterminée Ouvrage
Al-Shāfiʿī (m. 204) fondateur Oui : le savoir des branches est réservé à ceux qui en ont les outils Question postérieure al-Risāla
Ibn ʿAbd al-Barr (m. 463) malikite Oui, sans divergence entre les savants ; blâme le taqlīd du savant capable de vérifier Non traitée directement Jāmiʿ bayān al-ʿilm
Al-Khaṭīb al-Baghdādī (m. 463) shafiʿite Oui : c’est le devoir du commun, comme l’aveugle pour la qibla Non traitée directement al-Faqīh wa-l-mutafaqqih
Al-Juwaynī (m. 478) shafiʿite Oui Oui : les écoles codifiées, non les avis isolés des compagnons al-Burhān
Al-Ghazālī (m. 505) shafiʿite Oui, par consensus des compagnons Pas de choix par caprice entre les écoles al-Mustaṣfā
Ibn Qudāma (m. 620) hanbalite Oui, par consensus Peut interroger qui il veut parmi les mujtahids Rawḍat al-nāẓir
Al-Āmidī (m. 631) shafiʿite Oui Position intermédiaire : ne quitte pas l’école sur les questions où il a déjà agi al-Iḥkām
Ibn al-Ṣalāḥ (m. 643) shafiʿite Oui Oui, pour empêcher la chasse aux facilités Adab al-muftī
Al-Nawawī (m. 676) shafiʿite Oui Non, à condition de ne pas ramasser les facilités Rawḍat al-ṭālibīn
Al-Qarāfī (m. 684) malikite Oui Changement admis sous trois conditions Sharḥ Tanqīḥ al-fuṣūl, al-Iḥkām
Ibn Ḥamdān (m. 695) hanbalite Oui Oui, avec Ibn al-Ṣalāḥ Ṣifat al-fatwā
Ibn Taymiyya (m. 728) hanbalite Oui, louable et récompensé Non obligatoire, mais permis pour qui en a besoin Majmūʿ al-fatāwā, vol. 20 ; Rafʿ al-malām
Ibn al-Qayyim (m. 751) hanbalite Oui, louable pour qui ne sait pas Non ; condamne le taqlīd partisan Iʿlām al-muwaqqiʿīn
Al-Subkī (m. 771) shafiʿite Oui Oui, selon l’avis le plus correct Jamʿ al-jawāmiʿ
Al-Shāṭibī (m. 790) malikite Oui : la fatwa est la preuve du commun Oui, pour soustraire le choix à la passion al-Muwāfaqāt
Al-Zarkashī (m. 794) shafiʿite Oui Recense les avis ; Ibn al-Munayyir : oui, après les quatre imams al-Baḥr al-muḥīṭ
Ibn Rajab (m. 795) hanbalite Oui Oui : s’en tenir aux quatre écoles al-Radd ʿalā man ittabaʿa ghayr al-madhāhib al-arbaʿa
Al-Laqānī (m. 1041) et al-Bājūrī (m. 1276) malikite, shafiʿite Oui Oui, l’un des quatre imams Jawharat al-tawḥīd, Tuḥfat al-murīd
Shāh Waliyyullāh (m. 1176) hanafite Oui Grand intérêt à suivre les quatre ; condamne le fanatisme ʿIqd al-jīd, Ḥujjat Allāh al-bāligha
Nashr al-bunūd (m. 1233) malikite Oui : le non-mujtahid n’agit pas seul sur un texte Oui, selon l’avis le plus correct Marāqī al-suʿūd
Ibn ʿĀbidīn (m. 1252) hanafite Oui : « l’école du commun est celle de son mufti » Pas d’obligation révélée ; changement interdit par crainte du jeu avec les écoles Radd al-muḥtār
Ibn Ḥazm (m. 456) ẓāhirite Le commun interroge le savant et prend sa réponse si elle est l’ordre d’Allah Non, et refuse le mot taqlīd al-Iḥkām
Al-Shawkānī (m. 1250) indépendant Le commun interroge le savant, sans que ce soit du taqlīd Non al-Qawl al-mufīd, Irshād al-fuḥūl
M. al-Amīn al-Shinqīṭī (m. 1393) malikite d’origine Oui : taqlīd du commun permis, presque unanime Non : attachement à un seul homme postérieur aux Salaf Aḍwāʾ al-bayān
Bakr Abū Zayd (m. 1429) hanbalite Oui Rattachement comme voie de concorde, sans obligation révélée al-Madkhal al-mufaṣṣal

Trois distinctions évitent les contresens. « L’avis de l’auteur » et « l’avis de l’école » ne sont pas synonymes : al-Nawawī tranche pour son compte dans la Rawḍa sans effacer l’avis d’Ibn al-Ṣalāḥ chez les shafiʿites. Le temps de la codification compte : suivre un compagnon compétent et s’attacher à l’une des quatre écoles sont deux questions historiquement différentes. Ne pas être obligé n’est pas être empêché : ceux qui refusent l’obligation recommandent tous l’apprentissage par une école.

Annexe B — Glossaire

Terme Sens dans ce dossier
Ahl al-dhikr Les gens du Rappel (16:43) : ceux qui savent ; les juristes appliquent le verset aux gens de science.
ʿĀmmī Le commun, la personne qui n’a pas les outils de l’ijtihād dans le domaine concerné.
Dalīl Preuve textuelle ou rationnelle ; sa portée demande une appréciation méthodique.
Farḍ ʿayn, farḍ kifāya Obligation personnelle ; obligation collective dont l’accomplissement par un nombre suffisant décharge les autres.
Fatwā, qaḍāʾ L’avis juridique donné à qui l’interroge ; le jugement rendu par le juge et exécutoire.
Fiqh La compréhension des règles pratiques de la religion tirées de leurs preuves détaillées.
Ijmāʿ Consensus juridiquement établi, distinct de la majorité (jumhūr).
Ijtihād Effort du juriste qualifié pour déduire un jugement à partir des sources.
Iltizām madhhab muʿayyan S’attacher à une école déterminée.
Istinbāṭ Déduction d’une règle à partir des textes (4:83).
Istiḥsān Préférence juridique fondée sur une justification reconnue, chez les hanafites et les malikites.
Ittibāʿ Suivre en comprenant la preuve ; sens variable selon les auteurs.
Kaffāra, qaḍāʾ Expiation prévue pour certains manquements ; rattrapage d’un acte.
Madhhab (pl. madhāhib) Voie ; école juridique, avec ses fondateurs, ses méthodes, ses livres et ses continuateurs.
Mashhūr, muʿtamad L’avis réputé d’une école ; l’avis retenu pour la fatwa.
Mujtahid, muqallid Celui qui déduit les règles des textes ; celui qui suit l’avis d’un savant sans en connaître toute la preuve.
Muftī, mustaftī Celui qui donne l’avis ; celui qui le demande.
Riwāyāt, wujūh Transmissions différentes des paroles de l’imam ; développements de ses juristes.
Rukhṣa (pl. rukhaṣ) Dispense, facilité prévue par la Loi.
Sadd al-dharāʾiʿ Fermer les voies menant à un interdit, principe malikite et hanbalite.
Salaf Les pieux prédécesseurs : les compagnons, les Successeurs et leurs successeurs.
Taʿaṣṣub Fanatisme d’école ou de personne.
Talfīq Combinaison d’avis de plusieurs écoles dans un même acte.
Taqlīd Suivre l’avis d’un savant sans pouvoir refaire soi-même tout le raisonnement.
Tarjīḥ La pesée des avis, l’établissement de l’avis le plus fort.
Tatabbuʿ al-rukhaṣ La recherche systématique des facilités entre les écoles.
Uṣūl al-fiqh Les fondements du droit : la science des sources et des règles de déduction.
Waswās Les doutes obsessionnels dans la purification, la prière ou la foi.

Annexe C — Bibliographie

Coran : 2:170 ; 4:59 ; 4:83 ; 5:4 ; 9:31 ; 9:122 ; 16:43 ; 16:116 ; 21:7 ; 43:23 ; 45:23 ; 47:24.

Recueils de hadith : al-Bukhārī, Ṣaḥīḥ ; Muslim, Ṣaḥīḥ ; Abū Dāwūd, Sunan ; al-Tirmidhī, Sunan ; Ibn Mājah, Sunan ; Aḥmad, Musnad ; Ibn Ḥibbān, Ṣaḥīḥ. Les numéros sont donnés à l’annexe D.

Tafsīr : al-Ṭabarī, Jāmiʿ al-bayān ; al-Qurṭubī, al-Jāmiʿ li-aḥkām al-Qurʾān ; Ibn Kathīr, Tafsīr al-Qurʾān al-ʿaẓīm ; Muḥammad al-Amīn al-Shinqīṭī, Aḍwāʾ al-bayān.

Les ouvrages des savants sur la question, par époque. Les dates sont celles de la mort de l’auteur, en années de l’hégire. Chacun est présenté dans la quatrième partie.

Les fondements (IIIᵉ-Vᵉ siècles)

  • Al-Shāfiʿī (m. 204), al-Risāla : premier traité des fondements du droit ; il y pose la distinction entre ce que tous doivent savoir et ce que seuls les savants connaissent.
  • Ibn ʿAbd al-Barr (m. 463), Jāmiʿ bayān al-ʿilm wa-faḍlih : l’ouvrage de référence des malikites sur la science, le taqlīd, l’ittibāʿ, la divergence et l’interdiction de chercher les facilités. Du même auteur, al-Intiqāʾ fī faḍāʾil al-thalātha al-aʾimma al-fuqahāʾ, sur les mérites de Mālik, al-Shāfiʿī et Abū Ḥanīfa.
  • Al-Khaṭīb al-Baghdādī (m. 463), al-Faqīh wa-l-mutafaqqih : sur la fatwa, le muftī, celui qui interroge et ce que le commun doit faire.
  • Al-Juwaynī (m. 478), al-Burhān fī uṣūl al-fiqh : il y rapporte l’accord des savants rigoureux sur le fait que le commun suit les écoles codifiées plutôt que les avis isolés des compagnons.

Les traités d’uṣūl et d’adab al-fatwā (VIᵉ-VIIᵉ siècles)

  • Al-Ghazālī (m. 505), al-Mustaṣfā : chapitre final sur l’ijtihād et le taqlīd.
  • Ibn Qudāma (m. 620), Rawḍat al-nāẓir : la référence hanbalite des fondements, avec le chapitre sur le taqlīd.
  • Al-Āmidī (m. 631), al-Iḥkām fī uṣūl al-aḥkām : il appuie l’obligation du taqlīd pour le commun sur la pratique des compagnons.
  • Ibn al-Ṣalāḥ (m. 643), Adab al-muftī wa-l-mustaftī : le traité fondateur sur les rangs des muftis et le suivi des quatre écoles.
  • Al-Nawawī (m. 676), introduction d’al-Majmūʿ, souvent éditée seule sous le titre Ādāb al-fatwā wa-l-muftī wa-l-mustaftī ; et Rawḍat al-ṭālibīn, au livre de la judicature.
  • Al-Qarāfī (m. 684), al-Iḥkām fī tamyīz al-fatāwā ʿan al-aḥkām, Sharḥ Tanqīḥ al-fuṣūl et al-Furūq : le grand malikite sur la fatwa, le suivi d’un autre avis et ses conditions.
  • Ibn Ḥamdān (m. 695), Ṣifat al-fatwā wa-l-muftī wa-l-mustaftī : le pendant hanbalite d’Ibn al-Ṣalāḥ.

Les grands textes du VIIIᵉ siècle

  • Ibn Taymiyya (m. 728), Rafʿ al-malām ʿan al-aʾimma al-aʿlām : pourquoi un imam peut délaisser l’apparence d’un hadith sans rejeter la Sunna ; et Majmūʿ al-fatāwā, volume 20, sur le taqlīd et les quatre imams.
  • Ibn al-Qayyim (m. 751), Iʿlām al-muwaqqiʿīn ʿan rabb al-ʿālamīn : la critique la plus développée du taqlīd blâmable, sous forme de débat entre partisans et adversaires.
  • Tāj al-Dīn al-Subkī (m. 771), Jamʿ al-jawāmiʿ : le texte d’uṣūl où il retient l’obligation d’une école déterminée pour le non-mujtahid.
  • Al-Shāṭibī (m. 790), al-Muwāfaqāt (livre de l’ijtihād) et al-Iʿtiṣām : la meilleure analyse du suivi de la passion sous couvert de divergence.
  • Al-Zarkashī (m. 794), al-Baḥr al-muḥīṭ : la somme des avis des uṣūlistes sur le taqlīd et l’attachement à une école.
  • Ibn Rajab al-Ḥanbalī (m. 795), al-Radd ʿalā man ittabaʿa ghayr al-madhāhib al-arbaʿa : la défense la plus connue du suivi exclusif des quatre écoles.

Les époques postérieures

  • Al-Suyūṭī (m. 911), Jazīl al-mawāhib fī ikhtilāf al-madhāhib, sur la divergence comme largesse ; et al-Radd ʿalā man akhlada ilā al-arḍ, où il défend la permanence de l’ijtihād.
  • Al-Shaʿrānī (m. 973), al-Mīzān al-kubrā : sur l’accord profond des écoles malgré leurs divergences.
  • Al-Laqānī (m. 1041), Jawharat al-tawḥīd, et son commentaire par al-Bājūrī (m. 1276), Tuḥfat al-murīd : le poème de croyance malikite qui affirme l’obligation de suivre l’un des quatre imams.
  • Shāh Waliyyullāh al-Dihlawī (m. 1176), ʿIqd al-jīd fī aḥkām al-ijtihād wa-l-taqlīd, al-Inṣāf fī bayān asbāb al-ikhtilāf et Ḥujjat Allāh al-bāligha : trois ouvrages majeurs sur les rangs des mujtahids, les causes des divergences et les excès du fanatisme.
  • Sīdī ʿAbd Allāh al-ʿAlawī al-Shinqīṭī (m. 1233), Marāqī al-suʿūd et son commentaire Nashr al-bunūd : la référence malikite des fondements, enseignée de la Mauritanie au Maroc.
  • Ibn ʿĀbidīn (m. 1252), Sharḥ ʿUqūd rasm al-muftī : la méthode hanafite pour savoir quel avis de l’école donner en fatwa.

Les critiques du taqlīd

Il faut les connaître pour comprendre le débat.

  • Ibn Ḥazm (m. 456), al-Iḥkām fī uṣūl al-aḥkām : la critique ẓāhirite de tout taqlīd.
  • Al-Ṣanʿānī (m. 1182), Irshād al-nuqqād ilā taysīr al-ijtihād.
  • Ṣāliḥ al-Fullānī (m. 1218), Īqāẓ himam ulī al-abṣār : un recueil des paroles des imams contre le fanatisme d’école.
  • Al-Shawkānī (m. 1250), al-Qawl al-mufīd fī adillat al-ijtihād wa-l-taqlīd, et Irshād al-fuḥūl.
  • Muḥammad al-Amīn al-Shinqīṭī (m. 1393), Aḍwāʾ al-bayān, au commentaire de la sourate Muḥammad (47:24) : une longue discussion nuancée du taqlīd par un savant malikite mauritanien.

Le débat contemporain

Ces ouvrages sont cités pour situer la controverse actuelle, pas comme autorités au même rang que les précédents.

  • Muḥammad Sulṭān al-Maʿṣūmī al-Khujandī, Hal al-muslim mulzam bi-ittibāʿ madhhab muʿayyan min al-madhāhib al-arbaʿa ? : l’opuscule contre l’attachement aux écoles.
  • Muḥammad Saʿīd Ramaḍān al-Būṭī, al-Lā-madhhabiyya akhṭar bidʿa tuhaddid al-sharīʿa al-islāmiyya : la réponse à l’opuscule précédent.
  • Muḥammad Taqī ʿUthmānī, The Legal Status of Following a Madhab (traduit de l’ourdou).
  • Muḥammad ʿAwwāma, Athar al-ḥadīth al-sharīf fī ikhtilāf al-aʾimma al-fuqahāʾ : sur la manière dont les imams ont traité les hadiths.
  • Bakr Abū Zayd, al-Madkhal al-mufaṣṣal ilā fiqh al-Imām Aḥmad : avec des passages sur l’affiliation à une école chez les hanbalites.

Fiqh, histoire et biographies : Mālik, al-Muwaṭṭaʾ ; Saḥnūn, al-Mudawwana ; al-Shāfiʿī, al-Umm ; le Qāḍī ʿAbd al-Wahhāb, al-Maʿūna ; Ibn ʿAbd al-Barr, al-Tamhīd, al-Istidhkār et al-Intiqāʾ ; Ibn al-ʿArabī, al-Masālik ; Ibn Rushd, Bidāyat al-mujtahid ; al-Kāsānī, Badāʾiʿ al-ṣanāʾiʿ ; Ibn Qudāma, al-Mughnī ; al-Nawawī, Sharḥ Ṣaḥīḥ Muslim ; Ibn Taymiyya, Ṣiḥḥat uṣūl madhhab ahl al-Madīna ; al-Dhahabī, Siyar aʿlām al-nubalāʾ ; Ibn Ḥajar, al-Iṣāba et Fatḥ al-Bārī ; Ibn al-Jawzī, Manāqib al-Imām Aḥmad ; le Qāḍī ʿIyāḍ, Tartīb al-madārik ; al-Khaṭīb al-Baghdādī, Tārīkh Baghdād ; al-Bayhaqī, Manāqib al-Shāfiʿī ; Makhlūf, Shajarat al-nūr al-zakiyya.

Annexe D — Les hadiths cités

Hadith Référence Statut
« Allah ne retire pas la science en l’arrachant aux gens… » al-Bukhārī, n° 100 ; Muslim, n° 2673 Authentique
Le hadith du juge : deux récompenses, une récompense al-Bukhārī, n° 7352 ; Muslim, n° 1716 Authentique
Le hadith du blessé : « Le remède de l’ignorance est la question » Abū Dāwūd, n° 336 ; Ibn Mājah, n° 572 Voies discutées par les critiques ; sens confirmé par les textes sûrs
Les gens de Médine, Ibn ʿAbbās et Zayd ibn Thābit sur la femme menstruée après le ṭawāf al-Bukhārī, n° 1758-1759 Authentique
Le chien qui lape dans le récipient : laver sept fois al-Bukhārī, n° 172 ; Muslim, n° 279 Authentique
Les chiens dans la mosquée du Prophète ﷺ al-Bukhārī, n° 174 Authentique
Manger ou boire par oubli en jeûnant al-Bukhārī, n° 1933 ; Muslim, n° 1155 Authentique
Lever les mains avant et après l’inclinaison (Ibn ʿUmar) al-Bukhārī, n° 735-739 ; Muslim, n° 390 Authentique
Ibn Masʿūd à Minā derrière ʿUthmān : « la divergence est un mal » Abū Dāwūd, n° 1960 Chaîne et portée discutées par les spécialistes
« Pas de mariage sans tuteur » Abū Dāwūd, n° 2085 ; al-Tirmidhī, n° 1101 Authentique selon la majorité des critiques
« Toute femme qui se marie sans l’autorisation de son tuteur… » (ʿĀʾisha) Abū Dāwūd, n° 2083 ; al-Tirmidhī, n° 1102 Bon ou authentique selon les critiques
Explication de 9:31 à ʿAdī ibn Ḥātim al-Tirmidhī, n° 3095 Bon par ses voies réunies
« Allah aime qu’on use de Ses dispenses » Aḥmad, Musnad, n° 5866 ; Ibn Ḥibbān, n° 354 Authentique selon Ibn Ḥibbān et d’autres
Le jeûne de celui qui pose les ventouses et de celui qui les reçoit Abū Dāwūd, n° 2367 ; al-Tirmidhī, n° 774 Authentique ; tenu pour abrogé par al-Shāfiʿī

Annexe E — Note éditoriale

Les citations des savants données dans la quatrième partie ont été lues dans les éditions numérisées de la Shamela et du corpus OpenITI, qui reproduit les fichiers de la Shamela avec la pagination des éditions imprimées ; chaque livre porte sa mention de fiabilité. Avant toute citation littérale dans une autre publication, le lecteur exigeant vérifiera les passages suivants sur une édition imprimée : la glose d’al-Bājūrī dans la Tuḥfat al-murīd ; le texte de la Mīzān d’al-Shaʿrānī ; les deux livres d’al-Suyūṭī ; la pagination d’Aḍwāʾ al-bayān (vol. 7) ; le Sharḥ d’al-Maḥallī sur Jamʿ al-jawāmiʿ ; les livres d’al-Būṭī et de ʿAwwāma, qui n’ont pas pu être consultés ; le passage de ʿAlī ibn al-Madīnī dans al-ʿIlal ; la parole d’Ibn Masʿūd sur celui qui répond à tout ; le récit d’Ismāʿīl al-Qāḍī ; le mot d’al-Shāfiʿī sur al-Layth ; le récit de Mālik et d’al-Manṣūr ; le récit du qunūt d’al-Shāfiʿī ; l’épisode des emplacements de prière autour de la Kaaba. Aucun de ces récits n’est nécessaire à la démonstration centrale, et le dossier les présente comme des illustrations, jamais comme des preuves.

Règle éditoriale du site : chaque citation importante paraît avec son texte, sa source, son évaluation et sa portée ; une anecdote biographique n’est jamais transformée en preuve juridique ; on distingue toujours consensus, majorité, position argumentée et simple attribution ; et le dossier explique une méthode, il ne remplace pas une fatwa : pour tout cas réel de mariage, de divorce, d’héritage ou de contrat, la seule démarche valable est la consultation d’un savant compétent qui connaît la situation.

Sources consultées en ligne : Ibn Taymiyya, Majmūʿ al-fatāwā, Rafʿ al-malām et fatwas du vol. 20 (Shamela) ; Ibn al-Qayyim, Iʿlām al-muwaqqiʿīn (Shamela) ; al-Shāṭibī, al-Muwāfaqāt (Shamela) ; al-Zarkashī, al-Baḥr al-muḥīṭ (Shamela) ; al-Zarkashī, Tashnīf al-masāmiʿ (Shamela) ; Ibn Rajab, al-Radd, dans Majmūʿ rasāʾil (Shamela) ; Ibn al-Ṣalāḥ, Adab al-muftī (Shamela) ; Ibn ʿAbd al-Barr, Jāmiʿ bayān al-ʿilm (usul.ai) ; Bakr Abū Zayd, al-Madkhal al-mufaṣṣal (Shamela) ; al-Ashqar, al-Madkhal ilā dirāsat al-madāris (usul.ai) ; corpus OpenITI (textes d’al-Shāfiʿī, al-Khaṭīb, al-Juwaynī, al-Ghazālī, Ibn Qudāma, al-Āmidī, al-Nawawī, al-Qarāfī, Ibn Ḥamdān, Ibn Ḥazm, Shāh Waliyyullāh, Nashr al-bunūd, Ibn ʿĀbidīn, al-Ṣanʿānī, al-Fullānī, al-Shawkānī, al-Shinqīṭī) ; Dār al-Iftāʾ d’Égypte, sur Sharḥ al-Maḥallī et le talfīq ; Makhlūf, Shajarat al-nūr al-zakiyya (Shamela).

Et Allah est le plus savant.