Réponses · Idéologies modernes
Relativisme : toutes les religions se valent-elles ?
Il y a le vrai et il y a le faux : réponse au « chacun sa vérité »
« Toutes les religions se valent », entend-on partout. Ce dossier montre que non : le relativisme religieux se réfute lui-même, les religions se contredisent sur l’essentiel, et la tolérance n’a jamais eu besoin de nier la vérité pour exister. Il se lit en sept parties, ci-dessous.
Le dossier se lit en sept parties, chacune indépendante :
Sommaire
II — Le relativisme à l’épreuve de la raison
- 3. Un principe qui se réfute lui-même
- 4. Vérité, connaissance, certitude : réponse à l’agnostique
- 5. Ni le désaccord ni l’origine d’une croyance ne décident de sa vérité
III — Les religions à l’épreuve les unes des autres
IV — Tolérance, respect et vérité
- 9. Le Coran ne connaît que le vrai et le faux
- 10. Les versets que cite le relativiste
- 11. Une seule religion, plusieurs lois
Introduction — « Chacun sa vérité »
« Toutes les religions mènent à Dieu. » « Chacun sa vérité. » « L’important, c’est d’être sincère. » « Aucune religion ne peut prétendre détenir la vérité. » Ces phrases, on les entend au travail, en famille, à la télévision ; on les lit dans les manuels scolaires et sur les affiches des mairies. Elles passent pour le sommet de la sagesse et de la tolérance. Celui qui les conteste passe, lui, pour un fanatique.
Ce dossier prend le risque de les contester. Non par mépris pour ceux qui les répètent — ils sont le plus souvent de bonne foi, et ils cherchent, à leur manière, la paix — mais parce qu’elles ne tiennent pas. Elles ne tiennent pas logiquement ; elles ne tiennent pas devant les religions elles-mêmes, qui ne disent pas la même chose ; et elles ne tiennent pas devant le Coran, qui a répondu au syncrétisme dès La Mecque, le jour où des notables de Quraysh proposèrent au Prophète ﷺ un partage du culte.
Il faut le dire dès le départ, parce que la confusion est fréquente et qu’elle fait perdre beaucoup de temps : ce dossier soutient trois choses distinctes, et il ne les confond pas.
- La première : le relativisme — « il n’y a pas de vérité absolue », « chacun sa vérité » — est une position incohérente.
- La deuxième : les religions ne peuvent pas être toutes vraies, parce qu’elles se contredisent sur l’essentiel.
- La troisième : l’islam est la religion vraie.
Les deux premières ne démontrent pas la troisième. Réfuter le relativisme ne prouve pas l’islam ; cela prouve seulement que la question « quelle religion est vraie ? » est une vraie question, qu’elle a une réponse et qu’il faut la chercher. C’est pourquoi la dernière partie de ce dossier propose des critères — annoncés à l’avance, appliqués à toutes les religions de la même manière — et montre ce qu’ils donnent : la conception de Dieu, l’origine du message, sa transmission, sa continuité avec les prophètes antérieurs, son universalité, sa conception de l’homme, sa réponse au mal et à la mort, et la nature des preuves qu’il avance. La démonstration complète de la prophétie de Muhammad ﷺ et de l’inimitabilité du Coran fait l’objet d’autres dossiers ; ici, nous établissons la méthode et ses premiers résultats.
Le chemin est le suivant. Nous commençons par distinguer les positions que le mot « relativisme » recouvre, parce qu’on ne leur répond pas de la même façon (I). Nous montrons ensuite que le relativisme de la vérité se réfute lui-même, que l’agnostique — « on ne peut pas savoir » — mérite une réponse propre, et que ni le désaccord des hommes ni l’origine de leurs croyances ne décident de leur vérité (II). Nous établissons que les religions se contredisent et que le pluralisme, même dans sa forme savante, ne résout pas cette contradiction (III). Nous séparons la tolérance de l’indifférence (IV). Nous lisons ce que le Coran et la Sunna disent du vrai et du faux, en répondant aux versets que le relativiste cite (V). Nous passons alors du relativisme réfuté à la vérité examinée : une méthode, des critères, les objections les plus sérieuses (VI). Nous finissons par la question qui, au fond, fait le lit du relativisme : « Alors, tous les autres sont perdus ? » (VII).
Un mot sur la méthode. Nos sources sont celles de l’islam sunnite : le Coran, la Sunna authentique et les savants classiques reconnus — Ibn Hazm, al-Ghazâlî, al-Nasafî, le Qâdî ‘Iyâd, Ibn Taymiyya, Ibn Kathîr, Ibn al-Qayyim. Quand nous citons un philosophe grec, un théologien chrétien ou un historien des textes, c’est à titre de témoin, non d’autorité. Et quand une affirmation est discutée — une chaîne de transmission, une datation, une lecture — nous le disons.
Dossier publié le 20 septembre 2026 sur convertistoislam.fr.