ONZIÈME PARTIE — ET VOUS ? CE QUE L’ISLAM CHANGERAIT, CONCRÈTEMENT

Chapitre 11 / 12

ONZIÈME PARTIE — ET VOUS ? CE QUE L’ISLAM CHANGERAIT, CONCRÈTEMENT

Redescendons une dernière fois du général au singulier. Pas « la société », pas « l’histoire » : vous. À quoi ressemblerait votre vie, disons dans un an, si vous faisiez ce pas ? Voici, d’après des milliers de parcours de convertis, ce qui change — dans l’ordre où cela change.

Votre passé, d’abord. Le jour même : effacé. Non pas oublié — effacé, converti en page blanche par la même parole qui vous fait entrer (Muslim). Vous serez peut-être la seule personne de votre entourage à ne plus traîner de casier devant Dieu.

Vos journées, ensuite. Cinq rendez-vous s’installent, et avec eux ce que tous les convertis décrivent en premier : le temps qui reprend forme. Le matin a un sens, la nuit a une clôture. L’angoisse ne disparaît pas — mais elle a désormais un endroit où être déposée, cinq fois par jour, et Quelqu’un qui écoute à toute heure, sans rendez-vous et sans facture.

Vos combats. L’alcool, le jeu, les écrans, tout ce qui vous tient : vous ne serez plus seul face à eux, armé du seul « avec modération ». Vous aurez une ligne claire, sacrée, et une communauté entière qui vit déjà de l’autre côté de la ligne. Demandez aux anciens dépendants devenus musulmans ce qui a marché quand tout avait échoué.

Vos liens. Une fraternité qui ne demande ni votre CV ni votre origine — des frères et sœurs sur toute la terre, une salutation qui ouvre toutes les portes, des épaules qui touchent les vôtres dans le rang. Et vos proches non musulmans n’y perdent rien : vos parents gagnent un enfant que sa religion oblige à les honorer davantage, votre entourage un être que sa foi oblige à l’honnêteté envers eux.

Votre regard sur la mort. C’est peut-être le changement le plus profond, celui dont on parle le moins. La mort cesse d’être le trou noir qu’on fuit dans le divertissement : elle devient un passage, préparé, apprivoisé — et avec elle, les deuils changent de goût, la vieillesse change de sens, et chaque jour reçoit le sérieux de ce qui compte vraiment.

Rien de tout cela n’est magique. Vous resterez vous — avec vos défauts, vos rechutes, vos jours sans. L’islam ne fabrique pas des anges ; il donne aux hommes une direction, des outils et une porte de repentir qui ne ferme jamais. Mais dans un an, à cette date, vous pourriez être quelqu’un qui sait pourquoi il se lève le matin. Combien, autour de vous, peuvent en dire autant ?