XXV. Le retour : réveiller la fiṭra, lire le Coran, rencontrer Allâh

réveiller la fiṭra, lire le Coran, rencontrer Allâh

La bonne nouvelle est que rien n'est perdu. Aucune fiṭra n'est définitivement éteinte tant que l'âme habite le corps. Les témoignages de conversion à l'islam, depuis trente ans, viennent en proportion croissante des rangs de l'athéisme militant occidental — anciens scientifiques matérialistes, anciens philosophes nietzschéens, anciens militants laïcs, anciens enfants de familles communistes. Le mécanisme est presque toujours le même.

Les trois portes du retour

La première porte est celle de l'épreuve. Une maladie grave, un deuil, une catastrophe, une dépression sévère, une menace de mort. Soudain, le confort qui anesthésiait la fiṭra se brise. L'humain retrouve son cri originel : « S'il y a quelqu'un derrière tout cela, qu'il m'aide. » Le Coran l'avait diagnostiqué : « Quand un malheur touche l'homme, il Nous invoque, couché sur le côté, assis ou debout. » (Coran 10:12) Beaucoup d'athées sont devenus musulmans à l'hôpital, en prison, dans le deuil, ou face à leur propre fin. La fiṭra remonte dès qu'on retire l'anesthésiant.

La deuxième porte est celle du silence. Couper les écrans, sortir du flux, marcher seul, contempler une étoile, écouter sa propre respiration. Dans le silence prolongé, la conscience cesse d'être noyée et entend à nouveau les questions fondamentales. C'est l'expérience que des dizaines d'écrivains athées ont décrite avant de basculer : un instant de silence absolu en pleine montagne, devant l'océan, dans un désert, et tout le bruit de la modernité s'effondre. Reste le face-à-face nu de l'âme avec elle-même, et la question : « Tout cela, vraiment, est-il sorti de rien ? »

La troisième porte est celle du Coran lu sans préjugé. Pas dans une mauvaise traduction polémique, pas avec un commentateur islamophobe ou jihadiste — mais une lecture sincère, lente, méditative. Le Coran possède une force propre que des millions de lecteurs ont éprouvée. Il parle directement au cœur, dérange, interpelle, console, élève. Beaucoup de convertis racontent : « J'ai ouvert le Coran pour le réfuter. Je l'ai refermé musulman. » Ce n'est pas un slogan : c'est un fait sociologique documenté.

« « Aucun nouveau-né ne naît sans être selon la fiṭra. Ce sont ses parents qui le font juif, chrétien ou mage. » »

— Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim, d'après Abû Hurayra

La fiṭra dort. Elle ne meurt pas. Toute âme qui revient sincèrement vers son Seigneur Le retrouve, parce qu'Il n'a jamais cessé d'être là — c'est nous qui détournions le regard.

L'invitation finale

À TOI QUI LIS CES LIGNES

Si tu es athée et que tu es arrivé jusqu'ici sans claquer la porte : ton honnêteté intellectuelle te fait honneur. Tu n'as rien à perdre à pousser l'investigation un cran plus loin. Lis le Coran, en entier, dans une bonne traduction française (Rachid Maach par exemple). Pose la seule question vraiment importante : « Y a-t-il dans ce livre quelque chose qui dépasse l'humain ? » Demande, dans le silence d'une nuit, à Celui qui peut-être existe : « Si Tu es là, guide-moi. » Tu n'as pas besoin de croire pour faire cette demande. Tu as juste besoin d'être sincère. Le reste appartient à Allâh.

Et si tu es musulman qui a lu ces pages, n'oublie jamais que la meilleure réfutation de l'athéisme n'est pas un argument bien tourné : c'est un musulman qui prie correctement, traite bien sa famille, honore ses voisins, paye ses dettes, sourit à l'étranger, refuse l'usure, élève des enfants droits, et marche dans la vie avec sérénité parce qu'il sait d'où il vient et où il va. Sois cet homme. Sois cette femme. Et la fiṭra des autres, en te voyant, se rappellera ce qu'elle est.

« « Quiconque Allâh veut guider, Il lui ouvre la poitrine à l'islam. Et quiconque Il veut égarer, Il rend sa poitrine étroite et oppressée, comme s'il s'efforçait de monter au ciel. Ainsi Allâh inflige Sa punition à ceux qui ne croient pas. » »

— Coran, Sourate Al-An'âm (6) — verset 125

« « Et dis : La vérité est venue, et l'erreur a disparu. Car l'erreur est destinée à disparaître. » »

— Coran, Sourate Al-Isrâ' (17) — verset 81

وَآخِرُ دَعْوَانَا أَنِ الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ

Et notre dernière invocation est : louange à Allâh, Seigneur des mondes.

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