XXIV. Conclusion : l’athéisme, cul-de-sac historique, intellectuel, existentiel

l'athéisme, cul-de-sac historique, intellectuel, existentiel

Au terme de ce long parcours, le jugement peut être prononcé sans appel. L'athéisme contemporain n'est ni une avancée de la raison, ni une libération de l'humanité, ni un progrès de la civilisation. C'est, à la lumière des faits historiques, des arguments philosophiques et des fruits sociologiques, une triple impasse.

Une impasse historique

Sur les trois cent mille ans d'histoire connue de l'espèce humaine, aucune civilisation connue n'a jamais été constitutivement athée — sauf l'éphémère expérience occidentale post-chrétienne et quelques régimes communistes du XXᵉ siècle, qui ont produit le plus grand carnage de l'histoire humaine. L'athéisme de masse a moins de 250 ans. Toutes les civilisations qui nous ont précédés — sumérienne, égyptienne, babylonienne, grecque, romaine, perse, indienne, chinoise, mésoaméricaine, africaine, nordique, amérindienne, arabe pré-islamique — ont reconnu l'existence du sacré, du divin, du Créateur. Croire que tous nos ancêtres se sont trompés, et que seuls nous, post-modernes hyper-divertis, avons enfin compris la vérité, relève d'une arrogance que la pudeur intellectuelle devrait interdire.

Une impasse intellectuelle

L'athéisme exige de croire à des absurdités vertigineuses : que l'univers est sorti du néant sans cause, que des constantes physiques finement ajustées sont apparues par hasard, que la vie a émergé spontanément de matière inerte, que la conscience est une illusion produite par des atomes, que la raison issue de l'évolution aveugle peut néanmoins atteindre la vérité, que le bien et le mal sont des opinions personnelles, et que tout cela serait plus rationnel que de croire en un Créateur sage. Aucune religion sérieuse n'exige autant d'actes de foi déraisonnables. L'athéisme est, au sens propre, la plus grande superstition de notre temps.

Une impasse existentielle

Les sociétés qui ont massivement adopté l'athéisme se sont effondrées sur elles-mêmes : effondrement démographique sans précédent en temps de paix, épidémies de dépression et de suicide, addictions massives, atomisation sociale, perte du sens, déclin culturel, dénatalité programmée. La promesse était : « libérez-vous de Dieu, vous serez heureux ». Le résultat est un océan de souffrance silencieuse couvert d'un vernis de divertissement. L'expérience grandeur nature de la sécularisation totale a été menée. Elle a échoué. Le diagnostic est posé. L'âme humaine, privée de son Créateur, ne survit pas longtemps.

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