XIII. Les fruits — et conclusion — La prière (pilier 2/5)

La prière — pilier 2/5 — chapitre 14 sur 15

Ce que la prière guérit : l’angoisse, le péché, la dette, les ténèbres, les hiérarchies.

XIII. Les fruits : les libérations que la prière accomplit

Dernière moisson — et pour l’ouvrir, le joyau promis du Zâd al-ma’âd : dans la section de médecine prophétique, Ibn al-Qayyim dresse l’inventaire des effets de la prière, en médecin de l’âme qui aurait observé des milliers de patients. Puis nous parcourrons les fruits comme autant de chaînes brisées.

Joyau d’Ibn al-Qayyim — La prière-remède (Zâd al-ma’âd)

La prière attire la subsistance, préserve la santé, repousse les nuisances, chasse les maladies, fortifie le cœur, illumine le visage, réjouit l’âme, dissipe la paresse, rend les membres actifs, alimente les forces, dilate la poitrine, nourrit l’esprit, éclaire le cœur, préserve le bienfait, repousse le châtiment, fait descendre la miséricorde et dissipe le souci. Elle est, poursuit-il en substance, un secours étonnant pour les biens de ce monde et de l’autre, une barrière contre leurs maux ; nul ne fut éprouvé par un malheur sans que la part qu’il en reçut ne fût à la mesure de sa part de prière. Elle est le jardin des adorations, la balance de l’état du serviteur : qui veut connaître sa position auprès de son Roi n’a qu’à regarder la position de la prière dans sa vie.

1. Libéré de l’angoisse : le secours dans l’épreuve

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اسْتَعِينُوا بِالصَّبْرِ وَالصَّلَاةِ ۚ إِنَّ اللَّهَ مَعَ الصَّابِرِينَ

« Vous qui croyez ! Armez-vous de patience et aidez-vous de la prière. Allah est avec ceux qui font preuve de constance »

Coran 2:153

Cherchez secours dans la patience et la prière : le verset en fait un instrument — non un devoir de plus posé sur l’épreuve, mais l’outil même pour la porter. Et le Prophète ﷺ l’appliquait à la lettre : lorsqu’une affaire l’affligeait, il se réfugiait dans la prière (Abû Dâwûd n° 1319 — jugé recevable) — la nuit de Badr en est le témoin. Voilà le réflexe que ce pilier installe : là où l’homme moderne, sous le coup, saisit son téléphone, le priant saisit son tapis — il porte l’affaire directement au Bureau le plus haut, dans l’audience la plus proche. Quiconque a essayé une fois — poser front à terre, au creux de la nuit, un chagrin trop lourd — sait que le verset décrit une expérience, pas une théorie. Et la sourate 70 l’avait promis : l’homme est créé halû’, inquiet — sauf ceux qui prient.

2. Libéré du péché : le rempart moral

اتْلُ مَا أُوحِيَ إِلَيْكَ مِنَ الْكِتَابِ وَأَقِمِ الصَّلَاةَ ۖ إِنَّ الصَّلَاةَ تَنْهَىٰ عَنِ الْفَحْشَاءِ وَالْمُنكَرِ ۗ وَلَذِكْرُ اللَّهِ أَكْبَرُ ۗ وَاللَّهُ يَعْلَمُ مَا تَصْنَعُونَ

« Récite ce qui t’est révélé du Livre et veille à l’accomplissement de la prière. La prière détourne, en effet, des actes abominables et condamnables. Rien n’est plus méritoire que l’invocation du nom d’Allah. Le Seigneur connaît parfaitement vos œuvres »

Coran 29:45

La prière détourne de la turpitude et du blâmable : le texte lui attribue un effet — préservatif, structurel. Le mécanisme est limpide : nul ne peut, cinq fois par jour, se tenir devant Allah, Lui dire c’est Toi seul que nous adorons, puis retourner tranquillement à ce qu’Il déteste — l’aller-retour finit par arracher l’un des deux : le péché ou la prière ; et tant que la prière tient, elle travaille l’autre camp. Les anciens disaient de qui priait en persistant dans le mal : sa prière le retiendra un jour — ou son mal emportera sa prière. C’est aussi pourquoi la qualité importe : la prière du cinquième degré interdit ce que la prière picorée tolère — le rempart a la hauteur du recueillement. Les mécréants de Shu’ayb l’avaient compris : ta prière t’ordonne-t-elle de nous faire abandonner nos idoles ? — oui, exactement ; c’est ce qu’elle fait.

3. Libéré de la dette : l’effacement continu

الصَّلَوَاتُ الْخَمْسُ، وَالْجُمُعَةُ إِلَى الْجُمُعَةِ، وَرَمَضَانُ إِلَىٰ رَمَضَانَ، مُكَفِّرَاتٌ مَا بَيْنَهُنَّ إِذَا اجْتُنِبَتِ الْكَبَائِرُ

« Les cinq prières, et le vendredi jusqu’au vendredi, et ramadan jusqu’à ramadan : expiation de ce qui est entre eux, tant que les grands péchés sont évités. »

Rapporté par Muslim (n° 233), d’après Abû Hurayra

La rivière de la partie VI a son texte comptable : chaque prière lave l’intervalle qui la précède — cinq remises de dette par jour, tant que l’on fuit les gouffres. Les bonnes actions effacent les mauvaises : le verset fut révélé au sujet d’un homme accablé par sa faute, et le Prophète ﷺ lui annonça — puis à toute la communauté : ceci vaut pour l’ensemble de ma communauté — que sa prière venait de peser contre elle. Nulle religion n’a offert aux siens une machine à effacer aussi régulière : l’islam a placé l’essuie-glace au rythme de la pluie.

4. Libéré des ténèbres : la lumière — ici, dans la tombe, et au Jour

الطُّهُورُ شَطْرُ الْإِيمَانِ … وَالصَّلَاةُ نُورٌ

« La propreté est la moitié de la foi… et la prière est une lumière. »

Rapporté par Muslim (n° 223), d’après Abû Mâlik al-Ash’arî — extrait

بَشِّرِ الْمَشَّائِينَ فِي الظُّلَمِ إِلَى الْمَسَاجِدِ بِالنُّورِ التَّامِّ يَوْمَ الْقِيَامَةِ

« Annonce à ceux qui marchent dans l’obscurité vers les mosquées la lumière complète au Jour de la résurrection. »

Rapporté par Abû Dâwûd (n° 561) et At-Tirmidhî, d’après Burayda — authentifié

Lumière : le mot revient dans les textes de la prière avec une insistance qui n’est pas une métaphore décorative — lumière sur le visage ici-bas (les anciens reconnaissaient les gens de la nuit à leur teint du matin), lumière dans la tombe, lumière courant devant son homme sur la plaine du Jugement quand toute clarté sera hors de prix. La marche de l’aube vers la mosquée, dans le noir des rues, est un placement : chaque pas obscur d’ici-bas s’échange contre de la clarté là où nul projecteur n’existera.

5. Libéré de la dette pour entrer dans l’amour : les surérogatoires

وَمَا يَزَالُ عَبْدِي يَتَقَرَّبُ إِلَيَّ بِالنَّوَافِلِ حَتَّىٰ أُحِبَّهُ، فَإِذَا أَحْبَبْتُهُ كُنتُ سَمْعَهُ الَّذِي يَسْمَعُ بِهِ، وَبَصَرَهُ الَّذِي يُبْصِرُ بِهِ، وَيَدَهُ الَّتِي يَبْطِشُ بِهَا، وَرِجْلَهُ الَّتِي يَمْشِي بِهَا، وَإِن سَأَلَنِي لَأُعْطِيَنَّهُ، وَلَئِنِ اسْتَعَاذَنِي لَأُعِيذَنَّهُ

« Allah a dit : Mon serviteur ne cesse de se rapprocher de Moi par les œuvres surérogatoires jusqu’à ce que Je l’aime. Et quand Je l’aime, Je suis son ouïe par laquelle il entend, sa vue par laquelle il voit, sa main par laquelle il saisit, son pied par lequel il marche. S’il Me demande, Je lui donne ; s’il cherche refuge auprès de Moi, Je le protège. »

Hadith qudsi rapporté par Al-Bukhârî (n° 6502), d’après Abû Hurayra — extrait

وَمِنَ اللَّيْلِ فَتَهَجَّدْ بِهِ نَافِلَةً لَّكَ عَسَىٰ أَن يَبْعَثَكَ رَبُّكَ مَقَامًا مَّحْمُودًا

« Interromps ton sommeil la nuit pour réciter le Coran au cours de prières surérogatoires pour toi afin que ton Seigneur t’élève, le Jour de la résurrection, à un rang d’honneur »

Coran 17:79

إِنَّ نَاشِئَةَ اللَّيْلِ هِيَ أَشَدُّ وَطْئًا وَأَقْوَمُ قِيلًا

« Les heures de la nuit sont plus propices au recueillement »

Coran 73:6

Au-delà des cinq obligatoires s’étend le domaine libre — les rawâtib attachées aux prières, le witr, et la reine des surérogatoires : la prière de nuit, dont le Coran fait le signe des serviteurs du Tout Miséricordieux (25:64), l’école de Dâwûd et du Prophète ﷺ lui-même. Le hadith qudsi ci-dessus en donne l’enjeu, et il est vertigineux : les obligations acquittent la dette ; les surérogatoires gravissent l’amour — jusqu’à cette proximité que les mots du hadith décrivent : un serviteur dont l’ouïe, la vue, la main et le pas sont gouvernés par Celui qu’il aime, exaucé quand il demande, protégé quand il se réfugie. C’est l’exact contraire de l’esclave du dinar, dont l’humeur est gouvernée par ce qu’on lui donne : ici, c’est l’amour du Maître qui gouverne les membres, et l’homme n’a jamais été si libre. Et l’heure de la nuit a son privilège propre : notre Seigneur descend chaque nuit vers le ciel le plus proche, au dernier tiers, et dit : qui M’invoque, que Je l’exauce ? Qui Me demande, que Je lui donne ? Qui implore Mon pardon, que Je lui pardonne ? (Al-Bukhârî n° 1145, Muslim n° 758) — l’audience élargie, aux heures où le monde dort.

Récit — L’homme qui aimait une sourate

Le Prophète ﷺ avait envoyé un homme à la tête d’une expédition ; il dirigeait la prière de ses compagnons et terminait chaque récitation par « Dis : Il est Allah, Unique ». À leur retour, ils le rapportèrent au Prophète ﷺ, qui dit : « Demandez-lui pourquoi il fait cela. » L’homme répondit : « Parce que c’est la description du Tout Miséricordieux, et que j’aime la réciter. » Le Prophète ﷺ dit : « Annoncez-lui qu’Allah l’aime. » (Rapporté par Al-Bukhârî n° 7375 et Muslim n° 813, d’après ‘Â’isha.) Voilà ce que devient la récitation quand elle est habitée : un homme récite une sourate parce qu’il aime Celui qu’elle décrit — et Celui qu’elle décrit lui fait annoncer qu’Il l’aime. La prière est le seul lieu au monde où l’on est aimé pour avoir aimé.

6. Libéré des hiérarchies : la cité de la prière — congrégation, égalité, vendredi

صَلَاةُ الْجَمَاعَةِ تَفْضُلُ صَلَاةَ الْفَذِّ بِسَبْعٍ وَعِشْرِينَ دَرَجَةً

« La prière en commun surpasse la prière de l’homme seul de vingt-sept degrés. »

Rapporté par Al-Bukhârî (n° 645) et Muslim (n° 650), d’après Ibn ‘Umar

يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا إِذَا نُودِيَ لِلصَّلَاةِ مِن يَوْمِ الْجُمُعَةِ فَاسْعَوْا إِلَىٰ ذِكْرِ اللَّهِ وَذَرُوا الْبَيْعَ ۚ ذَٰلِكُمْ خَيْرٌ لَّكُمْ إِن كُنتُمْ تَعْلَمُونَ

« Vous qui croyez ! Dès qu’est lancé l’appel à la prière du vendredi, empressez-vous d’aller écouter les paroles d’Allah. Mettez un terme à vos transactions. Voilà qui est préférable pour vous, si seulement vous saviez »

Coran 62:9

La prière n’est pas qu’une affaire d’âme seule : elle bâtit une cité, et cette cité est libre. La congrégation d’abord — vingt-sept degrés de plus : l’islam paie une prime à la communauté, cinq fois par jour, et la mosquée devient le cœur battant du quartier, où l’on se voit, se compte, s’entraide — l’absent remarqué, le malade visité. L’égalité ensuite, et elle est physique : dans les rangs, le patron et l’employé, le vieillard et l’enfant, le riche et le pauvre — épaule contre épaule, pied contre pied, sans premier rang réservé ni carré protocolaire : nulle institution humaine n’a jamais produit, cinq fois par jour, une image aussi littérale de l’égalité des serviteurs ; la mosquée est le seul lieu du monde où le prince s’aligne derrière celui qui est arrivé avant lui — et où ‘Îsâ, à son retour, se rangera derrière un imam d’entre nous. Le vendredi enfin — le rassemblement hebdomadaire ordonné par le texte : accourez au rappel d’Allah et laissez le négoce — la semaine entière de la cité musulmane respire vers ce midi-là, et le Prophète ﷺ en a fait le meilleur jour sur lequel le soleil se lève (Muslim n° 854). Et la prière structure jusqu’au foyer : ordonne la prière à ta famille, et endure avec constance (20:132) ; la première école de tout enfant musulman est le tapis déplié de ses parents — Luqmân le savait, qui commença le testament à son fils par la prière (31:17), et Ismâ’îl avant lui, qui l’ordonnait aux siens (19:55).

وَأْمُرْ أَهْلَكَ بِالصَّلَاةِ وَاصْطَبِرْ عَلَيْهَا ۖ لَا نَسْأَلُكَ رِزْقًا ۖ نَّحْنُ نَرْزُقُكَ ۗ وَالْعَاقِبَةُ لِلتَّقْوَىٰ

« Ordonne aux tiens d’accomplir la prière que tu observeras toi-même avec constance. Nous ne te demandons nullement d’assurer toi-même ta subsistance. C’est Nous qui pourvoyons à tes besoins. Une fin heureuse est réservée à celui qui Nous craint »

Coran 20:132

Et puisque ce dossier a suivi la chaîne depuis Ibrâhîm bâtissant la Maison vers laquelle tous prient, qu’il s’achève par son invocation — celle que tout parent devrait porter : Seigneur, fais de moi un accomplisseur de la prière, ainsi que de ma descendance (14:40). Le père de la qibla n’a pas demandé pour ses fils la fortune ni le rang : il a demandé la prière — parce qu’il savait que qui la tient a tout ce qui compte, et qui la perd perdra le reste.

Conclusion : que restera-t-il de ma prière ?

Refermons le rendez-vous. La prière est le plus ancien geste de l’humanité croyante : Adam, Nûh, Ibrâhîm et Isrâ’îl tombaient prosternés en pleurant ; Ibrâhîm installa sa famille dans le désert pour elle et bâtit la Maison pour ceux qui s’inclinent ; Mûsâ la reçut dans la vallée sacrée et la tient encore dans sa tombe ; Dâwûd en fit ses nuits, Maryam sa dévotion, ‘Îsâ son programme depuis le berceau — et il la fera derrière un imam d’entre nous à son retour. Les Écritures antérieures en ont gardé la trace : Abraham, Moïse, Daniel, Jésus à Gethsémani, le visage contre terre. Puis, une nuit, tous les prophètes prièrent en rangs derrière le dernier d’entre eux à Jérusalem, avant qu’il ne monte chercher au-dessus des sept cieux les cinq prières que nous accomplissons — cinq à accomplir, cinquante dans la balance.

Au commencement de cette chaîne, il y a un refus : Iblîs, qui connaissait Allah et qui adorait, mais qui dit « je suis meilleur » et ne posa pas son front. Et depuis, chaque prosternation d’un fils d’Adam le fait pleurer, parce qu’elle refait, dans le bon sens, l’acte qu’il a refusé. Voilà pourquoi ce dossier a tenu, jusqu’au bout, sa thèse : la prière n’est pas un acte nouveau ajouté à une vie libre — c’est l’acte qui libère une vie enchaînée. Les trois nœuds sur la nuque, défaits au matin ; l’esclave du dinar, congédié dix-sept fois par jour par les mots Toi seul ; l’homme inquiet et instable de la sourate 70, apaisé — sauf ceux qui prient ; le prisonnier de Damas, plus libre dans sa cellule que ses geôliers, parce que le captif est celui que sa passion a capturé ; Bilâl, mis aux fers sur le sable, dont les pas résonnaient au Paradis pour deux rak’a après chaque wudû’ ; Khubayb, ligoté, plus libre que ses bourreaux ; ‘Abbâd, retirant les flèches sans lâcher sa sourate ; ‘Umar, priant dans son sang. Et le cri de Rib’î devant l’empire : de la servitude des serviteurs à la servitude du Seigneur des serviteurs.

Puis le miroir d’Ibn al-Qayyim : cinq degrés — puni, questionné, expié, récompensé, rapproché — et la certitude consolante que le lutteur distrait est déjà en jihâd, avec les remèdes en main : comprendre, prier en partant, répondre au texte, nommer Khinzab, poser chaque posture. Le pilier négligé a été regardé en face : l’abandon dont les géants ont débattu s’il fait sortir de la religion, le retard qui avoue le rang qu’on donne au Convocateur, le picorage que le texte nomme le pire des vols — et l’excuse du « cœur pur » démontée par son propre critère et par l’exemple d’Iblîs, qui avait, lui aussi, la connaissance sans le front au sol. Enfin les fruits, qui sont des libérations : de l’angoisse, du péché, de la dette, des ténèbres, des hiérarchies — et l’échelle des surérogatoires jusqu’à l’amour, où l’homme n’est plus gouverné par ce qu’on lui donne, mais par Celui qu’il aime.

Le dossier suivant ouvrira le troisième pilier : la zakât — après le rendez-vous du corps et du cœur, le rendez-vous des biens ; ‘Îsâ, depuis le berceau, avait nommé les deux ensemble. Mais qu’on ne tourne pas cette page sans l’essentiel : le lecteur qui a suivi jusqu’ici possède désormais ce qui manque au picoreur pressé — il sait ce qui s’ouvre quand la bouche dit Allâhu akbar, et quelle chaîne tombe quand le front touche le sol. Il ne lui reste qu’à monter d’un degré. Pas l’an prochain : à la prochaine prière — elle est dans quelques heures, et Celui qui convoque répondra verset par verset, comme Il l’a promis : Mon serviteur M’a loué… et Mon serviteur aura ce qu’il demande.

Si tu veux savoir quelle place Allah occupe dans ta vie, regarde quelle place tu accordes à la prière. — Formule méditative, non parole prophétique.

إِنَّنِي أَنَا اللَّهُ لَا إِلَٰهَ إِلَّا أَنَا فَاعْبُدْنِي وَأَقِمِ الصَّلَاةَ لِذِكْرِي

« Je suis Allah. Il n’est de divinité en droit d’être adorée que Moi. Veille à me vouer un culte exclusif et sincère et à accomplir la prière afin d’y mentionner Mon nom et de te souvenir de Moi »

Coran 20:14

Accomplis la prière pour te souvenir de Moi. Tout le pilier tient dans la fin du verset : la prière n’est pas un dû arraché — c’est un rendez-vous offert, cinq fois par jour, avec Celui dont le souvenir est la vie des cœurs et la seule liberté des hommes. Bienheureux qui s’y rend en homme libre, et non en fuyard.

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