Étape 24 — La demeure de la paix, et conclusion

ÉTAPE 24 La demeure de la paix, et conclusion Le grand voyage — vers le Paradis

En une phrase : le Paradis est la demeure de la paix, où l’on ne goûte plus la mort, où la tristesse et la fatigue sont ôtées, où l’on est avec les prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux ; la dernière parole de ses habitants est « Louange à Allah, Seigneur des mondes », et le voyage entier se referme sur le verset qui l’a ouvert.

Les textes

وَاللَّهُ يَدْعُوٓاْ إِلَىٰ دَارِ السَّلَٰمِ وَيَهْدِي مَن يَشَآءُ إِلَىٰ صِرَٰطٖ مُّسْتَقِيمٖ ﴿25﴾

Allah appelle à la demeure de la paix, et guide qui Il veut vers un chemin droit.

Coran 10:25

۞لَهُمْ دَارُ السَّلَٰمِ عِندَ رَبِّهِمْۖ وَهُوَ وَلِيُّهُم بِمَا كَانُواْ يَعْمَلُونَ ﴿127﴾

Pour eux, la demeure de la paix auprès de leur Seigneur ; et Il est leur allié, pour ce qu’ils faisaient.

Coran 6:127

لَا يَذُوقُونَ فِيهَا الْمَوْتَ إِلَّا الْمَوْتَةَ الْأُولَىٰۖ وَوَقَىٰهُمْ عَذَابَ الْجَحِيمِ ﴿56﴾ فَضْلٗا مِّن رَّبِّكَۚ ذَٰلِكَ هُوَ الْفَوْزُ الْعَظِيمُ ﴿57﴾

Ils n’y goûteront pas la mort, hormis la première mort ; et Il les aura préservés du châtiment de la Fournaise, par une grâce de ton Seigneur : c’est là la réussite immense.

Coran 44:56-57

وَقَالُواْ الْحَمْدُ لِلَّهِ الَّذِيٓ أَذْهَبَ عَنَّا الْحَزَنَۖ إِنَّ رَبَّنَا لَغَفُورٞ شَكُورٌ ﴿34﴾ الَّذِيٓ أَحَلَّنَا دَارَ الْمُقَامَةِ مِن فَضْلِهِي لَا يَمَسُّنَا فِيهَا نَصَبٞ وَلَا يَمَسُّنَا فِيهَا لُغُوبٞ ﴿35﴾

Ils diront : « Louange à Allah, qui a éloigné de nous la tristesse. Notre Seigneur est Pardonneur et Reconnaissant. C’est Lui qui nous a installés, par Sa grâce, dans la demeure du séjour, où nulle fatigue ne nous atteint, où nulle lassitude ne nous atteint. »

Coran 35:34-35

وَمَن يُطِعِ اللَّهَ وَالرَّسُولَ فَأُوْلَـٰٓئِكَ مَعَ الَّذِينَ أَنْعَمَ اللَّهُ عَلَيْهِم مِّنَ النَّبِيِّـۧنَ وَالصِّدِّيقِينَ وَالشُّهَدَآءِ وَالصَّـٰلِحِينَۚ وَحَسُنَ أُوْلَـٰٓئِكَ رَفِيقٗا ﴿69﴾

Quiconque obéit à Allah et au Messager, ceux-là seront avec ceux qu’Allah a comblés : les prophètes, les véridiques, les martyrs et les vertueux ; et quels bons compagnons que ceux-là !

Coran 4:69

دَعْوَىٰهُمْ فِيهَا سُبْحَٰنَكَ اللَّهُمَّ وَتَحِيَّتُهُمْ فِيهَا سَلَٰمٞۚ وَءَاخِرُ دَعْوَىٰهُمْ أَنِ الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَٰلَمِينَ ﴿10﴾

Leur invocation, là, sera : « Gloire à Toi, ô Allah ! » ; leur salutation : « Paix ! » ; et la fin de leur invocation : « Louange à Allah, Seigneur des mondes. »

Coran 10:10

يَـٰٓأَيَّتُهَا النَّفْسُ الْمُطْمَئِنَّةُ ﴿27﴾ ارْجِعِيٓ إِلَىٰ رَبِّكِ رَاضِيَةٗ مَّرْضِيَّةٗ ﴿28﴾ فَادْخُلِي فِي عِبَٰدِي ﴿29﴾ وَادْخُلِي جَنَّتِي ﴿30﴾

Ô âme apaisée, retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée ; entre parmi Mes serviteurs, entre dans Mon Paradis.

Coran 89:27-30

أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ  » كُلُّ أُمَّتِي يَدْخُلُونَ الْجَنَّةَ، إِلاَّ مَنْ أَبَى « . قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ وَمَنْ يَأْبَى قَالَ  » مَنْ أَطَاعَنِي دَخَلَ الْجَنَّةَ، وَمَنْ عَصَانِي فَقَدْ أَبَى « 

« Tous ceux de ma communauté entreront au Paradis, sauf celui qui refuse. » On demanda : « Ô Messager d’Allah, et qui refuse ? » Il dit : « Quiconque m’obéit entrera au Paradis ; quiconque me désobéit a refusé. »

Al-Bukhârî (7280), d’après Abû Hurayra

 » سَلْ  » . فَقُلْتُ أَسْأَلُكَ مُرَافَقَتَكَ فِي الْجَنَّةِ . قَالَ  » أَوَغَيْرَ ذَلِكَ  » . قُلْتُ هُوَ ذَاكَ . قَالَ  » فَأَعِنِّي عَلَى نَفْسِكَ بِكَثْرَةِ السُّجُودِ « 

Rabî‘a ibn Ka‘b raconte : « Je passais la nuit auprès du Messager d’Allah ﷺ et je lui apportais l’eau de ses ablutions. Il me dit : Demande. Je dis : Je te demande ta compagnie au Paradis. Il dit : Autre chose ? Je dis : C’est cela. Il dit : Alors aide-moi contre toi-même par l’abondance des prosternations. »

Muslim (489), d’après Rabî‘a ibn Ka‘b al-Aslamî

أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ  » حُجِبَتِ النَّارُ بِالشَّهَوَاتِ، وَحُجِبَتِ الْجَنَّةُ بِالْمَكَارِهِ « 

« Le Paradis est entouré de choses détestées, et le Feu est entouré de désirs. »

Al-Bukhârî (6487) et Muslim (2822), d’après Abû Hurayra et Anas

عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم  » مَنْ سَأَلَ اللَّهَ الْجَنَّةَ ثَلاَثَ مَرَّاتٍ قَالَتِ الْجَنَّةُ اللَّهُمَّ أَدْخِلْهُ الْجَنَّةَ . وَمَنِ اسْتَجَارَ مِنَ النَّارِ ثَلاَثَ مَرَّاتٍ قَالَتِ النَّارُ اللَّهُمَّ أَجِرْهُ مِنَ النَّارِ  » . قَالَ هَكَذَا رَوَى يُونُسُ بْنُ أَبِي إِسْحَاقَ عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ هَذَا الْحَدِيثَ عَنْ بُرَيْدِ بْنِ أَبِي مَرْيَمَ عَنْ أَنَسٍ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم نَحْوَهُ وَقَدْ رُوِيَ عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ عَنْ بُرَيْدِ بْنِ أَبِي مَرْيَمَ عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ مَوْقُوفًا أَيْضًا

« Quiconque demande le Paradis à Allah trois fois, le Paradis dit : Ô Allah, fais-le entrer au Paradis ; et quiconque cherche refuge contre le Feu trois fois, le Feu dit : Ô Allah, protège-le du Feu. »

At-Tirmidhî (2572), an-Nasâ’î (5521), Ibn Mâjah (4340), d’après Anas — sahîh (al-Albânî)

أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ ـ صلى الله عليه وسلم ـ عَلَّمَهَا هَذَا الدُّعَاءَ  » اللَّهُمَّ إِنِّي أَسْأَلُكَ مِنَ الْخَيْرِ كُلِّهِ عَاجِلِهِ وَآجِلِهِ مَا عَلِمْتُ مِنْهُ وَمَا لَمْ أَعْلَمْ وَأَعُوذُ بِكَ مِنَ الشَّرِّ كُلِّهِ عَاجِلِهِ وَآجِلِهِ مَا عَلِمْتُ مِنْهُ وَمَا لَمْ أَعْلَمْ اللَّهُمَّ إِنِّي أَسْأَلُكَ مِنْ خَيْرِ مَا سَأَلَكَ عَبْدُكَ وَنَبِيُّكَ وَأَعُوذُ بِكَ مِنْ شَرِّ مَا عَاذَ بِهِ عَبْدُكَ وَنَبِيُّكَ اللَّهُمَّ إِنِّي أَسْأَلُكَ الْجَنَّةَ وَمَا قَرَّبَ إِلَيْهَا مِنْ قَوْلٍ أَوْ عَمَلٍ وَأَعُوذُ بِكَ مِنَ النَّارِ وَمَا قَرَّبَ إِلَيْهَا مِنْ قَوْلٍ أَوْ عَمَلٍ وَأَسْأَلُكَ أَنْ تَجْعَلَ كُلَّ قَضَاءٍ قَضَيْتَهُ لِي خَيْرًا « 

« Ô Allah, je Te demande le Paradis et ce qui en rapproche, en parole et en acte ; et je cherche refuge auprès de Toi contre le Feu et ce qui en rapproche, en parole et en acte. »

Ibn Mâjah (3846), Ahmad (25019), d’après ‘Â’isha — Ibn Hibbân (869) ; al-Albânî : sahîh (Sahîh al-Jâmi‘ 1275). Invocation de clôture.

عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ  » إِذَا دَخَلَ أَهْلُ الْجَنَّةِ الْجَنَّةَ، وَأَهْلُ النَّارِ النَّارَ، ثُمَّ يَقُومُ مُؤَذِّنٌ بَيْنَهُمْ يَا أَهْلَ النَّارِ لاَ مَوْتَ، وَيَا أَهْلَ الْجَنَّةِ لاَ مَوْتَ، خُلُودٌ « 

Lorsque les gens du Paradis seront au Paradis et les gens du Feu dans le Feu, on amènera la mort et on l’égorgera entre les deux ; un héraut appellera : « Ô gens du Paradis, plus de mort ! Ô gens du Feu, plus de mort ! » Les gens du Paradis en auront joie sur joie.

Al-Bukhârî (6544) et Muslim (2850), d’après Ibn ‘Umar — rappel du premier dossier, vu cette fois du côté du Paradis

Ce qui n’existe plus

Le Paradis se décrit aussi par ce qui en est absent, et cette liste répond aux souffrances les plus concrètes de ce monde. Chaque ligne est un texte.

Ce qui n’existe plus Le texte
La mort « Ils n’y goûteront pas la mort, hormis la première » (44:56) ; « éternité, sans mort » (al-Bukhârî 4730)
La maladie, la vieillesse « Vous resterez en santé et ne serez jamais malades ; vous resterez jeunes et ne vieillirez jamais » (Muslim 2837)
La fatigue, la lassitude « Nulle fatigue ne les y touchera » (15:48) ; « nulle fatigue ne nous atteint, nulle lassitude » (35:35)
La peur, la tristesse « Nulle crainte pour vous, et vous ne serez pas affligés » (7:49 ; 43:68) ; « qui a éloigné de nous la tristesse » (35:34)
La rancune, la jalousie « Nous ôterons toute rancune de leurs poitrines » (15:47 ; 7:43)
Le sommeil « Le sommeil est le frère de la mort, et les gens du Paradis ne dorment pas » (al-Bazzâr, at-Tabarânî, d’après Jâbir — al-Albânî : sahîh, as-Silsila as-Sahîha 1087)
Les paroles vaines, le mensonge « Ils n’y entendront ni paroles vaines ni incitation au péché » (56:25) ; « ni futilité ni mensonge » (78:35)
Le soleil et le froid « Ni soleil ni froid glacial » (76:13)
Les déchets du corps « Ils ne cracheront pas, n’urineront pas… » (Muslim 2835)
L’expulsion, la fin « Ils n’en seront jamais expulsés » (15:48) ; « sans désirer aucun changement » (18:108)
La colère d’Allah « Je ne Me courroucerai plus jamais contre vous » (al-Bukhârî 6549)

Le croyant au Paradis ne possède pas seulement tout ce qu’il désire : il ne désire plus rien qui puisse lui faire du mal. C’est ce que les savants ont lu dans « ce que les âmes désirent et ce qui réjouit les yeux » (43:71) : un désir qui n’a plus d’envers.

La lecture des savants

Ibn Kathîr (Tafsîr, 10:25) explique le nom de « demeure de la paix » : paix de toute affliction, de toute maladie, de toute mort, de tout ce qui blesse, et il le rapproche du salut des anges à l’entrée (étape 16) et du salut échangé entre ses habitants (56:26) : le Paradis commence par la paix, en est fait, et se dit par elle. Sur 10:10, al-Qurtubî (al-Jâmi‘) note que la louange n’est pas là une obligation mais une joie qui vient d’elle-même, comme le dit le hadith de la glorification inspirée comme la respiration (étape 20). Ibn al-Qayyim (Hâdî al-arwâh, conclusion) referme son livre sur le verset 4:69 et sur le hadith « tous entreront sauf celui qui refuse » : le Paradis est offert, et le chemin est l’obéissance, non le mérite. At-Tahâwî pose enfin ce qui rend ce voyage sûr : « Le Paradis et le Feu sont créés, ne périront jamais et ne s’éteindront jamais ; Allah a créé le Paradis et le Feu avant la création, et leur a créé des habitants. »

Termes et paroles des anciens

Terme Explication Source
Dâr as-Salâm (10:25 ; 6:127) La demeure de la paix : paix de toute affliction (Ibn Kathîr) ; ou la demeure d’Allah, as-Salâm étant l’un de Ses noms (Qatâda) ; ou la demeure où l’on se salue de paix (az-Zajjâj). Ibn Kathîr, Tafsîr (10:25) ; al-Qurtubî
Dâr al-muqâma (35:35) La demeure du séjour définitif, d’où l’on ne part plus. Ibn Kathîr, Tafsîr (35:35)
Nasab, lughûb (35:35) Nasab : fatigue du corps ; lughûb : lassitude, épuisement ; le Paradis n’a ni l’une ni l’autre. Al-Qurtubî, al-Jâmi‘ (35:35)
An-nafs al-mutma’inna (89:27) L’âme apaisée : par la certitude (Ibn ‘Abbâs), par la foi (Qatâda), par la bonne nouvelle au moment de la mort (al-Hasan). Ibn Kathîr : cela lui est dit à la mort et au Jour de la Résurrection. Ibn Kathîr, Tafsîr (89:27-30)
Da‘wâhum, « leur invocation » (10:10) Ici : leur parole, leur louange, non une demande ; « la fin de leur parole : Louange à Allah ». Ibn Kathîr, Tafsîr (10:10)

Ibn ‘Abbâs disait, sur 89:27 : « Ô âme apaisée par la parole d’Allah, satisfaite de ce qu’Allah a décidé » ; et sur « entre parmi Mes serviteurs » : on lui dit cela au moment de la mort, et au Jour de la Résurrection.

At-Tabarî ; Ibn Kathîr (89:27-30) — athar de Compagnon

Abû ad-Dardâ’ disait : « Le monde ici-bas, c’est une heure ; fais-en une obéissance. »

Ibn Abî ad-Dunyâ (Qisar al-amal) ; cité par al-Qurtubî — athar de Compagnon

Al-Hasan al-Basrî disait : « Le croyant n’a de repos qu’à la rencontre d’Allah ; qui trouve son repos dans la rencontre d’Allah est comme celui qui, en voyage, voit enfin sa maison. »

Ibn Abî ad-Dunyâ ; al-Qurtubî (at-Tadhkira) — parole de Successeur

Conclusion générale des deux dossiers

Le voyage a commencé par un souffle qui s’arrête et deux anges qu’on ne voit pas ; il a passé par une tombe où l’on entend des pas s’éloigner, par trois questions, par une place montrée matin et soir ; il a traversé la fin du monde, une plaine blanche, un soleil à un mille ; il est allé de prophète en prophète jusqu’à celui qui se prosterne sous le Trône ; il a bu à un bassin, reçu un livre, assisté à sa pesée, franchi un pont au-dessus d’un feu qui gronde. Puis il s’est séparé en deux. D’un côté, un feu dont notre feu n’est que la soixante-dixième part, des voix qui demandent à sortir et une réponse d’un mot ; de l’autre, huit portes déjà ouvertes, un salut, ce qu’aucun œil n’a vu, cent degrés, quatre fleuves, une tente de perle, un marché du vendredi, et le voile levé sur un Visage. Tout cela, nous ne l’avons pas imaginé : chaque étape porte un verset ou un hadith authentique, et chaque parole de savant porte le nom de celui qui l’a dite.

Trois phrases pour tenir les deux dossiers ensemble. Rien ne suit l’homme dans la tombe, sauf ce qu’il a fait. Les deux demeures ne sont séparées ici-bas que par une obéissance : « quiconque m’obéit entrera, quiconque me désobéit a refusé ». Et ce qui est écrit au-dessus du Trône depuis la création, « Ma miséricorde l’emporte sur Ma colère », se lit dans les deux sens : la porte du Feu se referme sur ceux qui ont refusé, la porte du Paradis était ouverte avant qu’ils n’arrivent. Le Prophète ﷺ n’a jamais parlé de l’une sans parler de l’autre ; ce dossier se ferme comme le premier s’est ouvert, sur le verset qui les contient toutes les deux.

كُلُّ نَفْسٖ ذَآئِقَةُ الْمَوْتِۗ وَإِنَّمَا تُوَفَّوْنَ أُجُورَكُمْ يَوْمَ الْقِيَٰمَةِۖ فَمَن زُحْزِحَ عَنِ النَّارِ وَأُدْخِلَ الْجَنَّةَ فَقَدْ فَازَۗ وَمَا الْحَيَوٰةُ الدُّنْيَآ إِلَّا مَتَٰعُ الْغُرُورِ ﴿185﴾

Toute âme goûtera la mort. Ce n’est qu’au Jour de la Résurrection que vous recevrez pleinement vos rétributions. Quiconque est écarté du Feu et introduit au Paradis aura réussi. La vie de ce monde n’est que jouissance trompeuse.

Coran 3:185

Invocation de clôture

أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ ـ صلى الله عليه وسلم ـ عَلَّمَهَا هَذَا الدُّعَاءَ  » اللَّهُمَّ إِنِّي أَسْأَلُكَ مِنَ الْخَيْرِ كُلِّهِ عَاجِلِهِ وَآجِلِهِ مَا عَلِمْتُ مِنْهُ وَمَا لَمْ أَعْلَمْ وَأَعُوذُ بِكَ مِنَ الشَّرِّ كُلِّهِ عَاجِلِهِ وَآجِلِهِ مَا عَلِمْتُ مِنْهُ وَمَا لَمْ أَعْلَمْ اللَّهُمَّ إِنِّي أَسْأَلُكَ مِنْ خَيْرِ مَا سَأَلَكَ عَبْدُكَ وَنَبِيُّكَ وَأَعُوذُ بِكَ مِنْ شَرِّ مَا عَاذَ بِهِ عَبْدُكَ وَنَبِيُّكَ اللَّهُمَّ إِنِّي أَسْأَلُكَ الْجَنَّةَ وَمَا قَرَّبَ إِلَيْهَا مِنْ قَوْلٍ أَوْ عَمَلٍ وَأَعُوذُ بِكَ مِنَ النَّارِ وَمَا قَرَّبَ إِلَيْهَا مِنْ قَوْلٍ أَوْ عَمَلٍ وَأَسْأَلُكَ أَنْ تَجْعَلَ كُلَّ قَضَاءٍ قَضَيْتَهُ لِي خَيْرًا « 

« Ô Allah, je Te demande le Paradis et ce qui en rapproche, en parole et en acte ; et je cherche refuge auprès de Toi contre le Feu et ce qui en rapproche, en parole et en acte. »

Ibn Mâjah (3846), d’après ‘Â’isha — al-Albânî : sahîh

عَنْ أَبِيهِ، قَالَ صَلَّى بِنَا عَمَّارُ بْنُ يَاسِرٍ صَلاَةً فَأَوْجَزَ فِيهَا فَقَالَ لَهُ بَعْضُ الْقَوْمِ لَقَدْ خَفَّفْتَ أَوْ أَوْجَزْتَ الصَّلاَةَ . فَقَالَ أَمَّا عَلَى ذَلِكَ فَقَدْ دَعَوْتُ فِيهَا بِدَعَوَاتٍ سَمِعْتُهُنَّ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَلَمَّا قَامَ تَبِعَهُ رَجُلٌ مِنَ الْقَوْمِ هُوَ أَبِي غَيْرَ أَنَّهُ كَنَى عَنْ نَفْسِهِ فَسَأَلَهُ عَنِ الدُّعَاءِ ثُمَّ جَاءَ فَأَخْبَرَ بِهِ الْقَوْمَ  » اللَّهُمَّ بِعِلْمِكَ الْغَيْبَ وَقُدْرَتِكَ عَلَى الْخَلْقِ أَحْيِنِي مَا عَلِمْتَ الْحَيَاةَ خَيْرًا لِي وَتَوَفَّنِي إِذَا عَلِمْتَ الْوَفَاةَ خَيْرًا لِي اللَّهُمَّ وَأَسْأَلُكَ خَشْيَتَكَ فِي الْغَيْبِ وَالشَّهَادَةِ وَأَسْأَلُكَ كَلِمَةَ الْحَقِّ فِي الرِّضَا وَالْغَضَبِ وَأَسْأَلُكَ الْقَصْدَ فِي الْفَقْرِ وَالْغِنَى وَأَسْأَلُكَ نَعِيمًا لاَ يَنْفَدُ وَأَسْأَلُكَ قُرَّةَ عَيْنٍ لاَ تَنْقَطِعُ وَأَسْأَلُكَ الرِّضَاءَ بَعْدَ الْقَضَاءِ وَأَسْأَلُكَ بَرْدَ الْعَيْشِ بَعْدَ الْمَوْتِ وَأَسْأَلُكَ لَذَّةَ النَّظَرِ إِلَى وَجْهِكَ وَالشَّوْقَ إِلَى لِقَائِكَ فِي غَيْرِ ضَرَّاءَ مُضِرَّةٍ وَلاَ فِتْنَةٍ مُضِلَّةٍ اللَّهُمَّ زَيِّنَّا بِزِينَةِ الإِيمَانِ وَاجْعَلْنَا هُدَاةً مُهْتَدِينَ « 

« Ô Allah, je Te demande la douceur du regard vers Ton Visage, et le désir ardent de Te rencontrer. »

An-Nasâ’î (1305), d’après ‘Ammâr ibn Yâsir — al-Albânî : sahîh. Extrait.

Le Prophète ﷺ demandait le Firdaws (al-Bukhârî 2790), le Paradis et ce qui en rapproche, et la douceur du regard vers le Visage d’Allah : ces trois demandes, dans ses propres mots, sont l’invocation qui ferme les deux dossiers.

Transition — Fin du voyage. Les annexes G à K rassemblent les récits à écarter, les sources, le découpage en épisodes, la matrice des preuves et la page doctrinale sur la vision d’Allah. → annexes