Huit épisodes, avec pour chacun les étapes couvertes, une durée estimée, un résumé et la dernière image. Les durées supposent une lecture posée des textes et un commentaire bref ; elles se tiennent entre vingt et trente-cinq minutes, ce qui permet aussi de réunir les épisodes en deux soirées.
| Épisode | Étapes | Durée | Résumé | Dernière image |
|---|---|---|---|---|
| 1. Le dernier souffle | 1 et 2 | 25-30 min | Le hadith de ‘Â’isha ; les versets de l’agonie ; le hadith d’al-Barâ’ en deux volets parallèles. | « Fais venir l’Heure » / « Ne fais pas venir l’Heure » |
| 2. La première demeure | 3, 4 et 5 | 30-35 min | Les pas qui s’éloignent, l’étreinte, les trois questions, la place montrée matin et soir, le songe de Samura, les oiseaux verts. | Les deux fenêtres |
| 3. Le jour où tout s’effondre | 6 et 7 | 25-30 min | Le porteur de la Trompe, le souffle, les quarante, la pluie, la plaine blanche, le soleil, la sueur, l’ombre du Trône. | « À qui appartient la royauté aujourd’hui ? » |
| 4. Le grand tribunal | 8, 9 et 10 | 30-35 min | De prophète en prophète, la prostration sous le Trône, le Bassin, l’entretien à voix basse, la carte et les registres, le failli. | La carte qui pèse plus lourd |
| 5. Le Pont sur l’Enfer | 11 | 20-25 min | Le grondement, les brides, les crochets, « sauve, sauve », la lumière selon les œuvres, la passerelle des rescapés. | La passerelle |
| 6. Jahannam : le lieu | 12 et 13 (A-B) | 25-30 min | Les noms, les portes, Mâlik, la pierre qui tombe soixante-dix ans, les soixante-dix parts, les deux souffles ; les corps ; le plus légèrement châtié. | « Il croit être le plus châtié » |
| 7. Jahannam : les voix | 13 (C-F) et 14 | 30-35 min | La nourriture, la boisson, les vêtements, les larmes ; les dialogues, le sermon de Satan, la réponse de Mâlik ; le bélier égorgé. | « Éternité, sans mort » |
| 8. Ma miséricorde l’emporte | 15 | 25-30 min | Les croyants qui plaident, le dinar, le demi-dinar, l’atome, la poignée, le dernier homme, les cent parts, les trois catégories. | « Ma miséricorde l’emporte sur Ma colère », puis 3:185 |
Le fil narratif : deux voyageurs
Le hadith d’al-Barâ’ fournit lui-même le fil : deux âmes qui quittent le même lit et que l’on retrouve à chaque étape. Le récit peut les appeler « le premier voyageur » et « le second voyageur », sans nom, sans biographie, sans leur attribuer un destin que les textes ne donnent pas. Le premier voyageur ne fait que ce que les textes disent du croyant ; le second, que ce que les textes disent de l’hypocrite ou du mécréant. Ils ne parlent qu’avec les mots des versets et des hadiths. Ce dispositif relie les étapes sans rien inventer de religieux : les personnages sont des supports, les scènes restent celles des textes.
Conseils de narration
- Utiliser les versets comme des voix, pas comme des illustrations : les dialogues de l’Enfer sont écrits pour être dits. Un silence avant chaque réponse vaut mieux qu’un commentaire.
- Ne rien ajouter aux textes : pas de détail inventé, pas de chiffre sans source, pas de scène « pour faire vrai ». Les rubriques « ce que les textes ne disent pas » sont là pour ça.
- Quand un récit faible est employé pour sa valeur d’image, le dire à l’antenne en une phrase (annexe A).
- Ne jamais présenter une parole de Compagnon ou de Successeur comme une parole du Prophète ﷺ : Abû Sa‘îd pour le cheveu et le sabre, Abû Hurayra pour le goudron, Ibn Mas‘ûd pour la lumière, Sa‘îd ibn Jubayr pour le Zaqqûm et le métal fondu.
- Dire « selon la chronologie retenue par la majorité des savants » pour le Bassin, et « puis » seulement là où un texte donne l’ordre (annexe E).
- Les noms de l’Enfer ne sont pas des étages : pas de tableau « tel nom, telle nation ».
- Garder la méthode du Prophète ﷺ : la crainte et l’espérance ensemble. Chaque épisode sombre se termine par une porte ouverte, et la série se termine sur la miséricorde, sans laisser croire que tout le monde sort (annexe F).
- Le ton : « Si vous saviez ce que je sais, vous ririez peu et pleureriez beaucoup » (al-Bukhârî 6486, Muslim 426). Il a pleuré en le disant ; il n’a pas crié.