Étape 18 — Les degrés du Paradis et le Firdaws

ÉTAPE 18 Les degrés du Paradis et le Firdaws Le grand voyage — vers le Paradis

En une phrase : le Paradis a cent degrés, distants chacun comme le ciel de la terre ; le plus haut est le Firdaws, sous le Trône, d’où jaillissent ses fleuves ; les habitants des chambres hautes sont vus d’en bas comme une étoile à l’horizon ; le lecteur du Coran monte de verset en verset ; et le plus bas des gens du Paradis reçoit dix fois ce monde.

Les textes

انظُرْ كَيْفَ فَضَّلْنَا بَعْضَهُمْ عَلَىٰ بَعْضٖۚ وَلَلْأٓخِرَةُ أَكْبَرُ دَرَجَٰتٖ وَأَكْبَرُ تَفْضِيلٗا ﴿21﴾

Regarde comment Nous avons favorisé les uns par rapport aux autres ; et l’au-delà est plus grand encore en degrés et en faveur.

Coran 17:21

وَمَن يَأْتِهِي مُؤْمِنٗا قَدْ عَمِلَ الصَّـٰلِحَٰتِ فَأُوْلَـٰٓئِكَ لَهُمُ الدَّرَجَٰتُ الْعُلَىٰ ﴿75﴾ جَنَّـٰتُ عَدْنٖ تَجْرِي مِن تَحْتِهَا الْأَنْهَٰرُ خَٰلِدِينَ فِيهَاۚ وَذَٰلِكَ جَزَآءُ مَن تَزَكَّىٰ ﴿76﴾

Quiconque vient à Lui en croyant, ayant fait le bien, ceux-là auront les plus hauts degrés : les jardins d’Éden sous lesquels coulent les ruisseaux, où ils demeureront éternellement. Voilà la récompense de celui qui se purifie.

Coran 20:75-76

وَعَدَ اللَّهُ الْمُؤْمِنِينَ وَالْمُؤْمِنَٰتِ جَنَّـٰتٖ تَجْرِي مِن تَحْتِهَا الْأَنْهَٰرُ خَٰلِدِينَ فِيهَا وَمَسَٰكِنَ طَيِّبَةٗ فِي جَنَّـٰتِ عَدْنٖۚ وَرِضْوَٰنٞ مِّنَ اللَّهِ أَكْبَرُۚ ذَٰلِكَ هُوَ الْفَوْزُ الْعَظِيمُ ﴿72﴾

Allah a promis aux croyants et aux croyantes des jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, où ils demeureront éternellement, et des demeures excellentes dans les jardins d’Éden. Et un agrément d’Allah, plus grand encore : c’est là la réussite immense.

Coran 9:72

إِنَّ الَّذِينَ ءَامَنُواْ وَعَمِلُواْ الصَّـٰلِحَٰتِ كَانَتْ لَهُمْ جَنَّـٰتُ الْفِرْدَوْسِ نُزُلًا ﴿107﴾ خَٰلِدِينَ فِيهَا لَا يَبْغُونَ عَنْهَا حِوَلٗا ﴿108﴾

Ceux qui croient et font le bien, ceux-là auront pour demeure les jardins du Firdaws, où ils demeureront éternellement, sans désirer aucun changement.

Coran 18:107-108

أُوْلَـٰٓئِكَ هُمُ الْوَٰرِثُونَ ﴿10﴾ الَّذِينَ يَرِثُونَ الْفِرْدَوْسَ هُمْ فِيهَا خَٰلِدُونَ ﴿11﴾

Ce sont eux les héritiers, qui hériteront du Firdaws, où ils demeureront éternellement.

Coran 23:10-11

عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم  » مَنْ آمَنَ بِاللَّهِ وَبِرَسُولِهِ وَأَقَامَ الصَّلاَةَ وَصَامَ رَمَضَانَ، كَانَ حَقًّا عَلَى اللَّهِ أَنْ يُدْخِلَهُ الْجَنَّةَ جَاهَدَ فِي سَبِيلِ اللَّهِ، أَوْ جَلَسَ فِي أَرْضِهِ الَّتِي وُلِدَ فِيهَا « . فَقَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ أَفَلاَ نُبَشِّرُ النَّاسَ. قَالَ  » إِنَّ فِي الْجَنَّةِ مِائَةَ دَرَجَةٍ أَعَدَّهَا اللَّهُ لِلْمُجَاهِدِينَ فِي سَبِيلِ اللَّهِ، مَا بَيْنَ الدَّرَجَتَيْنِ كَمَا بَيْنَ السَّمَاءِ وَالأَرْضِ، فَإِذَا سَأَلْتُمُ اللَّهَ فَاسْأَلُوهُ الْفِرْدَوْسَ، فَإِنَّهُ أَوْسَطُ الْجَنَّةِ وَأَعْلَى الْجَنَّةِ، أُرَاهُ فَوْقَهُ عَرْشُ الرَّحْمَنِ، وَمِنْهُ تَفَجَّرُ أَنْهَارُ الْجَنَّةِ « . قَالَ مُحَمَّدُ بْنُ فُلَيْحٍ عَنْ أَبِيهِ  » وَفَوْقَهُ عَرْشُ الرَّحْمَنِ « 

« Il y a au Paradis cent degrés qu’Allah a préparés pour ceux qui combattent dans Son chemin ; entre deux degrés, il y a comme entre le ciel et la terre. Lorsque vous demandez à Allah, demandez-Lui le Firdaws : c’est le milieu du Paradis et son plus haut ; au-dessus de lui est le Trône du Miséricordieux, et c’est de lui que jaillissent les fleuves du Paradis. »

Al-Bukhârî (2790, 7423), d’après Abû Hurayra

عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ  » إِنَّ أَهْلَ الْجَنَّةِ يَتَرَاءَيُونَ أَهْلَ الْغُرَفِ مِنْ فَوْقِهِمْ كَمَا يَتَرَاءَيُونَ الْكَوْكَبَ الدُّرِّيَّ الْغَابِرَ فِي الأُفُقِ مِنَ الْمَشْرِقِ أَوِ الْمَغْرِبِ، لِتَفَاضُلِ مَا بَيْنَهُمْ « . قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ، تِلْكَ مَنَازِلُ الأَنْبِيَاءِ لاَ يَبْلُغُهَا غَيْرُهُمْ قَالَ  » بَلَى وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ، رِجَالٌ آمَنُوا بِاللَّهِ وَصَدَّقُوا الْمُرْسَلِينَ « 

« Les gens du Paradis verront les gens des chambres hautes au-dessus d’eux comme vous voyez l’étoile brillante qui reste à l’horizon, à l’orient ou à l’occident, à cause de la différence de mérite entre eux. » On demanda : « Ô Messager d’Allah, ce sont les demeures des prophètes, que nul autre n’atteint ? » Il dit : « Si, par Celui qui tient mon âme en Sa main : des hommes qui ont cru en Allah et tenu les messagers pour véridiques. »

Al-Bukhârî (3256) et Muslim (2831), d’après Abû Sa‘îd

عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم  » يُقَالُ لِصَاحِبِ الْقُرْآنِ اقْرَأْ وَارْتَقِ وَرَتِّلْ كَمَا كُنْتَ تُرَتِّلُ فِي الدُّنْيَا فَإِنَّ مَنْزِلَكَ عِنْدَ آخِرِ آيَةٍ تَقْرَؤُهَا « 

« On dira au lecteur du Coran : Lis, et monte ; récite avec soin, comme tu récitais ici-bas ; ta demeure sera au dernier verset que tu liras. »

Abû Dâwûd (1464), at-Tirmidhî (2914), d’après ‘Abdullâh ibn ‘Amr — at-Tirmidhî : hasan sahîh ; al-Albânî : hasan sahîh

عَنِ الشَّعْبِيِّ، قَالَ سَمِعْتُ الْمُغِيرَةَ بْنَ شُعْبَةَ، رِوَايَةً إِنْ شَاءَ اللَّهُ ح وَحَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عُمَرَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا مُطَرِّفُ بْنُ طَرِيفٍ، وَعَبْدُ الْمَلِكِ بْنُ سَعِيدٍ، سَمِعَا الشَّعْبِيَّ، يُخْبِرُ عَنِ الْمُغِيرَةِ بْنِ شُعْبَةَ، قَالَ سَمِعْتُهُ عَلَى الْمِنْبَرِ، يَرْفَعُهُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم

Moïse demanda à son Seigneur : « Quel est le plus bas des gens du Paradis en rang ? » Il dit : « Un homme qui viendra après que les gens du Paradis y auront été introduits ; on lui dira : Entre au Paradis. Il dira : Seigneur, comment, alors que les gens ont pris leurs places et reçu leurs parts ? On lui dira : Acceptes-tu d’avoir l’équivalent du royaume d’un roi des rois de ce monde ? Il dira : J’accepte, Seigneur. On lui dira : Tu as cela, et autant, et autant, et autant, et autant. À la cinquième fois il dira : J’accepte, Seigneur. On lui dira : Tu as cela et dix fois autant, et tu as ce que ton âme désire et ce qui réjouit ton œil. Il dira : J’accepte, Seigneur. » Moïse dit : « Seigneur, et le plus haut en rang ? » Il dit : « Ceux-là, ce sont ceux que J’ai voulus : J’ai planté leur honneur de Ma main et Je l’ai scellé ; nul œil n’a vu, nulle oreille n’a entendu, nul cœur humain n’a imaginé. »

Muslim (189), d’après al-Mughîra ibn Shu‘ba

عَنْ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم  » إِنِّي لأَعْلَمُ آخِرَ أَهْلِ النَّارِ خُرُوجًا مِنْهَا، وَآخِرَ أَهْلِ الْجَنَّةِ دُخُولاً رَجُلٌ يَخْرُجُ مِنَ النَّارِ كَبْوًا، فَيَقُولُ اللَّهُ اذْهَبْ فَادْخُلِ الْجَنَّةَ. فَيَأْتِيهَا فَيُخَيَّلُ إِلَيْهِ أَنَّهَا مَلأَى، فَيَرْجِعُ فَيَقُولُ يَا رَبِّ وَجَدْتُهَا مَلأَى، فَيَقُولُ اذْهَبْ فَادْخُلِ الْجَنَّةَ. فَيَأْتِيهَا فَيُخَيَّلُ إِلَيْهِ أَنَّهَا مَلأَى. فَيَقُولُ يَا رَبِّ وَجَدْتُهَا مَلأَى، فَيَقُولُ اذْهَبْ فَادْخُلِ الْجَنَّةَ، فَإِنَّ لَكَ مِثْلَ الدُّنْيَا وَعَشَرَةَ أَمْثَالِهَا. أَوْ إِنَّ لَكَ مِثْلَ عَشَرَةِ أَمْثَالِ الدُّنْيَا. فَيَقُولُ تَسْخَرُ مِنِّي، أَوْ تَضْحَكُ مِنِّي وَأَنْتَ الْمَلِكُ  » . فَلَقَدْ رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ضَحِكَ حَتَّى بَدَتْ نَوَاجِذُهُ، وَكَانَ يُقَالُ ذَلِكَ أَدْنَى أَهْلِ الْجَنَّةِ مَنْزِلَةً

« Le plus bas des gens du Paradis en rang aura dix fois ce monde. »

Al-Bukhârî (6571) et Muslim (186), d’après Ibn Mas‘ûd — fin du hadith du dernier homme sorti du Feu

عَنْ عَلِيٍّ، قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم  » إِنَّ فِي الْجَنَّةِ غُرَفًا تُرَى ظُهُورُهَا مِنْ بُطُونِهَا وَبُطُونُهَا مِنْ ظُهُورِهَا  » . فَقَامَ أَعْرَابِيٌّ فَقَالَ لِمَنْ هِيَ يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ  » لِمَنْ أَطَابَ الْكَلاَمَ وَأَطْعَمَ الطَّعَامَ وَأَدَامَ الصِّيَامَ وَصَلَّى لِلَّهِ بِاللَّيْلِ وَالنَّاسُ نِيَامٌ « 

« Il y a au Paradis un degré (une chambre haute) dont on voit l’extérieur de l’intérieur et l’intérieur de l’extérieur. » Un Bédouin demanda : « Pour qui, ô Messager d’Allah ? » Il dit : « Pour celui qui parle avec douceur, nourrit les autres, jeûne assidûment et prie la nuit pendant que les gens dorment. »

At-Tirmidhî (1984, 2527), Ahmad (1338), d’après ‘Alî — at-Tirmidhî : gharîb ; Ibn Hibbân (509) l’authentifie ; al-Albânî : hasan (Sahîh at-Targhîb 617, 946). Le verset 39:20 dit : « des chambres au-dessus desquelles sont d’autres chambres ».

عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم  » مَنْ عَالَ جَارِيَتَيْنِ حَتَّى تَبْلُغَا جَاءَ يَوْمَ الْقِيَامَةِ أَنَا وَهُوَ  » . وَضَمَّ أَصَابِعَهُ

« Celui qui prend en charge deux filles jusqu’à leur majorité viendra au Jour de la Résurrection, lui et moi, comme ceci » — et il joignit ses doigts.

Muslim (2631), d’après Anas — pour dire que la proximité du Prophète ﷺ au Paradis se gagne par des œuvres ordinaires

عَنْ سَهْلٍ، قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم  » أَنَا وَكَافِلُ الْيَتِيمِ فِي الْجَنَّةِ هَكَذَا  » . وَأَشَارَ بِالسَّبَّابَةِ وَالْوُسْطَى، وَفَرَّجَ بَيْنَهُمَا شَيْئًا

« Je serai, moi et celui qui prend en charge l’orphelin, comme ceci au Paradis » — et il montra l’index et le majeur, légèrement écartés.

Al-Bukhârî (5304, 6005), d’après Sahl ibn Sa‘d

La lecture des savants

Ibn Hajar (Fath al-Bârî, sur 2790) explique que le hadith des cent degrés n’est pas une limite : « cent » désigne ici les degrés destinés aux combattants, et les textes en mentionnent d’autres, comme celui du lecteur du Coran ; les degrés sont des distances réelles, et non des images. Sur le Firdaws, Ibn Kathîr (Tafsîr, 18:107) rapporte les avis anciens : pour Mujâhid, le mot est d’origine grecque et signifie « jardin » ; pour Ka‘b et Abû Umâma, c’est « le nombril du Paradis », son centre et son plus haut ; pour Qatâda, « le sommet et le milieu, le meilleur du Paradis » ; le hadith de Muslim tranche en réunissant les deux : « son milieu et son plus haut ». Ibn al-Qayyim (Hâdî al-arwâh, chapitre sur les degrés du Paradis) montre que les degrés sont proportionnés aux œuvres, mais qu’ils s’obtiennent aussi par grâce : les enfants sont élevés au degré de leurs parents (52:21), et le plus bas des gens du Paradis, qui n’a rien mérité, reçoit dix fois ce monde. An-Nawawî (Sharh Muslim, hadith 2831) commente le hadith des chambres hautes : les demeures les plus élevées ne sont pas réservées aux prophètes, et la foi vraie y conduit.

Termes et paroles des anciens

Terme Explication Source
Al-Firdaws Mujâhid : « jardin », mot grec ; Ka‘b et Abû Umâma : « le nombril du Paradis », son centre et son plus haut ; Qatâda : « le sommet et le meilleur du Paradis ». Le hadith réunit : « son milieu et son plus haut ». Ibn Kathîr, Tafsîr (18:107 ; 23:11)
Darajât, « degrés » (17:21 ; 20:75) Étages superposés, chacun plus haut que l’autre ; le contraire, pour l’Enfer, est darakât, degrés vers le bas (4:145). Ibn Kathîr : le Paradis a des darajât, le Feu des darakât. Ibn Kathîr, Tafsîr (4:145 ; 17:21)
Ghuraf, « chambres hautes » (39:20 ; 25:75) Des demeures élevées les unes au-dessus des autres, au-dessus des palais ; celles que les gens du Paradis voient comme une étoile (al-Bukhârî 3256). Al-Qurtubî, al-Jâmi‘ (39:20)
‘Adn, « Éden » (9:72 ; 20:76) De ‘adana : séjourner, demeurer ; les jardins de séjour permanent. ‘Abdullâh ibn ‘Amr : Éden est le cœur du Paradis, sa demeure la plus noble. Ibn Kathîr, Tafsîr (9:72) ; al-Qurtubî
Ridwân, « agrément » (9:72) La satisfaction d’Allah, « plus grande encore » que le Paradis lui-même ; le hadith d’Abû Sa‘îd (al-Bukhârî 6549) en donne la scène. Ibn Kathîr, Tafsîr (9:72)

‘Abdullâh ibn ‘Amr disait : « Les jardins d’Éden sont le cœur du Paradis, sa demeure la plus noble ; les prophètes y sont, les véridiques, les martyrs et les vertueux ; et ils voient Allah matin et soir » — cette dernière phrase est de lui, non du Prophète ﷺ.

Ibn Abî Hâtim (9:72) ; cité par Ibn Kathîr — athar de Compagnon

Ibn Mas‘ûd disait : « Le Paradis a cent degrés ; entre chaque degré, cent ans ; et le plus haut est le Firdaws, sur lequel repose le Trône. »

Ibn Abî ad-Dunyâ, Sifat al-Janna ; cité par al-Qurtubî — athar de Compagnon, dont le fond est dans al-Bukhârî 2790

Abû Bakr as-Siddîq lisait le verset 4:69 et disait : « Voilà la compagnie que je souhaite. »

Rapporté sans chaîne établie ; à ne pas citer comme athar. Le verset suffit.

Ce que les textes ne disent pas

  • Le nombre total des degrés ; « cent » désigne ceux des combattants.
  • La mesure exacte du « comme entre le ciel et la terre » : les savants ont discuté s’il s’agit de la distance vue ou de la distance réelle.
  • Qui exactement occupe les chambres hautes : « des hommes qui ont cru et tenu les messagers pour véridiques », sans liste.
Pour le récit — Filmer le Paradis de bas en haut : un premier venu qui croit qu’il n’y a plus de place et reçoit dix fois ce monde ; au-dessus, des gens qui regardent des chambres hautes comme on regarde une étoile ; au-dessus, le Firdaws, et au-dessus encore, le Trône. La phrase à retenir de la soirée : « quand vous demandez à Allah, demandez le Firdaws ». Le hadith de Moïse fait respirer : le plus bas est comblé, le plus haut est indescriptible.

Transition — Du Firdaws jaillissent les fleuves. Il est temps de descendre dans le jardin lui-même : ses eaux, ses arbres, ses demeures. → étape suivante